VEF Blog

Titre du blog : Professeur.
Auteur : prof83
Date de création : 28-01-2008
 
posté le 23-11-2012 à 10:21:35

Grasse (11).

---

Et le lundi arriva ! Une journée à marquer d’une pierre blanche…

J’avais donc décidé de me rendre à l’invitation de Monsieur Coqualo. La salle des sports, rue des remparts, était située à dix minutes, à pieds, de mon immeuble. C’était pratique, je n’avais pas à prendre ma voiture. Je m’habillais sobrement en évitant surtout de mettre une chemise rose ou mauve cachou, que je n’avais pas d’ailleurs.

A dix-neuf heures précises, j’entrai dans la salle, déjà bruyante. J’étais aussi perdu que le Petit Poucet sans ses cailloux. Ça commençait mal, sur une petite table, j’aperçus un panier en osier rempli de préservatifs. « Cela va finir en partouze, je le sens » pensais-je, inquiet comme un calmar manchot. Et ni une, ni deux, j’entrepris une rotation de cent quatre-vingts degrés, pour fuir ce lieu de débauche.

Presque dehors, je sentis une main virile serrer fortement mon avant-bras pour me retenir. En me retournant, je vis une femme qui me souriait : c’était Madame Coqualo ! Elle devait avoir la cinquantaine, encore bien conservée pour son âge. Mon regard fut tout de suite attiré par sa grosse poitrine. Encore lucide, je pensais : « ses seins doivent être aussi mous que les fesses de Josiane Balasko ».  Elle me regardait, accueillante comme un boucher qui reçoit un agneau vivant… « Bienvenue, vous devez être notre voisin prof. Mon mari m’a beaucoup parlé de vous » ! Quand je vis ses dents entre ses lèvres pulpeuses, des dents acérées comme celle d’une louve, je me dis : « oh là là, les gâteries de Madame Coqualo, c’est la castration assurée ! Ça explique pourquoi son mari fait son coming out !»

Madame Coqualo poursuivait son monologue : « je suis la seule femme ici, mais ne vous inquiétez pas, je vais bientôt partir ! » Moi inquiet ? Au contraire, sa présence me rassurait comme une bouée dans une mer déchaînée. Elle poursuivit, en riant : « je vais vous laisser entre hommes » ! Entre hommes ? Façon de parler… !

Monsieur Coqualo arriva tout sourire et me dit, en me désignant trois gaillards musclés qui frétillaient comme des truites parkinsoniennes : « Mon cher ami, je vais vous présenter Aldo, Marco et Pipo qui meurent d’envie de vous connaître » !

Mon sort était scellé. La toile d’araignée se refermait sur moi…

A suivre