posté le 17-03-2017 à 10:33:37

Marina (99).

marina99 sur Imagesia

 

Mon rêve: devenir un ermite pour échapper

à Roxane, Rosalie, Marina, etc...

 

En entendant l’exigence de Roxane, j’eus l’impression qu’un étau comprima mon cœur, alors comme pour croire que j’avais mal entendu, je murmurai :

- Pardon ?

Elle me regarda comme un renard qui contemple un petit lièvre avant de le dévorer.

- Vous avec bien compris, je veux que vous me donniez mille euros ; j’en ai absolument besoin !

Elle se montrait bornée comme une mule qui a beaucoup vécu.

- Besoin pour quoi ?

- Ca ne vous regarde pas !

- Vous pourriez demander à votre mère…

Un rictus que je ne parvins pas à décrypter s’imprima sur son joli visage, qui du coup perdit tout son charme.

- Il n’en est pas question ! répondit-elle.

J’essayai de parlementer avec cette jeune femme qui commençait à m’angoisser :

- Je pourrais vous prêter cette somme, mais il faudra me rembourser !

Elle se mit à rire comme une hyène hystérique.

- J’ai dit, donner !

D’un coup je regrettai d’avoir rencontré sa mère et ses perversions qui m’avaient conduit à cette Roxane au cerveau probablement dérangé. Alors je voulus faire preuve d’autorité comme un professeur face à un élève insolent :

- Il n’est pas question que je vous donne mille euros !

Et j’amorçai un mouvement vers le haut pour me lever et fuir ce bar que je commençai à haïr.

- Restez assis ! me dit-elle, avec une maturité qui me surprit.

J’eus la faiblesse de lui obéir.

- Vous n’avez pas compris, vous êtes obligé de me donner mille euros ! Et rapidement !

Alors je répliquai :

- Non !

Je savais que c’était le début de mes ennuis avec elle et à ce moment-là j’eus envie de devenir un ermite dans une grotte du massif de l’Estérel ( comme le véritable ermite* très célèbre ici et qui vit dans le rocher de Roquebrune sur Argens).

Je regardai ma montre, elle aussi.

Alors, elle m’acheva avec un coup de massue sur la nuque :

- Si vous ne me donnez pas mille euros, je dirai à ma mère que vous avez tenté de me violer !...



A suivre

 

 * L'ermite de Roquebrune sur Argens dans le Var.

 

  Ce nonagénaire vit à demeure dans une grotte du Var où  son quotidien est fait de méditations et d’ascétisme. Son crédo : fraternité et humour.

Mais ces montagnes, où se cachait au XVIIIème siècle le « Robin des bois provençal » Gaspard de Besse pour y détrousser les voyageurs de passage, abrite encore un ermite, le seul officiellement connu. Frère Antoine, 92 ans, vit dans une cavité du Rocher ocre de Roquebrune-sur-Argens depuis 1966. Il a eu un « coup de foudre » pour « cette grotte somptueuse », dit-il. « J’avais 43 ans et j’étais habité par une certitude, celle qu’il existe un état de parfait contentement ici et maintenant, qu’en christianisme on nomme Royaume des Cieux » a-t-il confié à VSD, venu à sa rencontre. En 2016, le vieil homme fêtera son demi-siècle de vie troglodyte.

Jouissant d’une vue imprenable de sa terrasse ombragée par des branchages, Frère Antoine vit à l’année dans sa grotte, où il reste finalement rarement seul. Des randonneurs dorment régulièrement dans des cavités voisines. « Mais ils doivent être discrets et surtout ne pas faire de feu car ils deviennent visible à des kilomètres à la ronde », précise l’occupant à demeure. Car dormir dans ce massif protégé est illégal.

Frère Antoine vit de ce que les gens lui apportent au jour le jour. Certains sont de passage, d’autres sont devenus des habitués depuis plusieurs décennies. Sa caverne est des plus dépouillée : des matelas, quelques livres, un réchaud au gaz et quelques couverts. Il vit sans argent, sans compte en banque. Il n’a pas d’eau courante mais récupère l’eau de pluie grâce à deux trous aménagés dans la roche en haut de sa grotte. Des toilettes? « Non, personne ne vient me faire chier », rigole-t-il. Quelques bougies servent à éclairer sa grotte à la tombée de la nuit mais il s’en sert peu, son rythme étant celui du soleil. Frère Antoine ne paie pas de loyer, le propriétaire privé du terrain où se situe son logement ne lui en a jamais demandé.

 

 

 Comme un vieil ermite...

 

 


Commentaires

 

1. Fanny39  le 17-03-2017 à 11:46:36  (site)

Très intéressant ce petit texte. Bon week end

2. lacalobra  le 22-03-2017 à 13:18:24  (site)

ahhh la chute est terrible te voilà pris au piège !!! elle te fait chanter ! cocorico lol..
quelle sale gamine lol..
ah l'ermite me fait penser à JO tu sais mon compagnon à majorque ben il a vecu en ermite pendant quelques mois à sa calobra, dans une grotte, de mai à octobre et ensuite est revenu chez sa mère !!! il etait très original, s'etait disputé avec la famille, et a boudé pendant 6 mois... m'avait raconté ça lorsque nous sommes allés à sa calobra, l'été il allait chercher des blocs de glace dans les restos pour avoir de l'eau !
une manière de vivre hors normes mais pourquoi pas ! ça fait du bien des fois de revenir aux valeurs premières..
bonne journée à toi alain, nous mieux le temps un petit soleil timide, un gros bibi flo

 
 
 
posté le 09-03-2017 à 12:35:10

Marina (98).

 

Roxane* et ses secrets... 

 
Attablés sur la terrasse du « Poussin bleu » à Saint-Raphaël, Roxane et moi gardions le silence. J’attendais qu’elle parlât enfin du but de ce rendez-vous plutôt mystérieux. En face de moi la mer ondulait vaguement comme le temps qui passe, inexorablement. Il y avait un peu de vent, ce qui était assez habituel dans le Var. Elle était assise en face de moi, le dos tourné à ces vagues qui lui faisaient tellement peur.
Bon, je dois admettre qu’elle était bizarre, mais jolie avec ses cheveux auburn qui encadraient son visage et ses lèvres assez pulpeuses qui devaient faire fantasmer pas mal d’hommes (dont moi, je l’avoue). J’aimais bien ce parfum qui semblait émaner d’elle, mêlé à l’odeur d’iode de la mer portée par ce vent qui soufflait vers nous. Elle n’osait pas trop me regarder. Ses yeux regardaient un cendrier publicitaire hexagonal posé sur la petite table ronde métallique. Je me demandais si elle n’était pas légèrement autiste avec son regard fuyant et les mouvements plutôt saccadés de son corps. Le garçon de café arriva et elle commanda un coca-cola light et moi un triste Perrier aux bulles si fugitives. Il y avait quelques murmures autour de nous, des touristes italiens qui parlaient à voix basse, étonnant !

Je regardai ma montre et je constatai que nous étions là depuis un bon quart d’heure, sans parler. Il fallait que je me décidasse à lui demander ce qu’elle attendait de moi précisément. Pas une aide mathématique, ça j’en étais convaincu qu’elle « s’en foutait » des maths comme elle me l’avait dit au téléphone. Alors quoi ? Un problème avec sa mère, un chagrin d’amour ? Elle osa enfin me regarder en face et pour la première fois je m’aperçus qu’elle avait les pupilles dilatées. Ho, mauvais signe ! Elle ressemblait à ces élèves de troisième qui se droguaient dans les toilettes du collège entre douze heures et quatorze heures en toute impunité et qui arrivaient aux cours de l’après-midi dans un état de zombies décérébrés, agressifs ou somnolents.

Je commençais à m’attendre au pire avec elle, Roxane la fille mal dans sa peau. Je lui demandai sans la brusquer :

- Alors pourquoi avez-vous voulu me voir ?   

Je ne sais pas si le vent emporta mes paroles vers le large, vers ces petits bateaux qui se perdaient à l’horizon ou si ses oreilles, à cause de la musique diffusée par son lecteur Mp3, qu’elle devait écouter en permanence chez elle, avaient dégradé l’acuité auditive qu’elle aurait dû avoir à son âge. Je réitérai ma question en la tronquant au maximum pour ménager ses neurones qui devaient être saturés d’impulsions parasites :

- Alors ?

Elle réagit enfin à ce mot bi-syllabique, le maximum qu’elle devait assimiler certainement à ce moment de la journée.

Elle me répondit comme si elle devait se jeter du haut d’une falaise dans une fosse profonde :

- J’ai besoin de mille euros !

Mes pupilles se dilatèrent instantanément comme les siennes ; je ne m’attendais pas à ça. Je murmurai, car les italiens étaient partis et le silence n’était troublé que par le bruit des vagues qui devaient s’ennuyer ferme :

- Vous voulez que je vous prête mille euros ?

Sa réponse fut comme le dard d’une guêpe qui se planta dans mon avant-bras.

- Non, pas prêter, donner !...

 

A suivre

 
 

Signification prénom Roxane : 

Le prénom Roxane vient du persan raokhshna, " la belle aurore ". Il doit sa pérennité à Roxane, l'épouse d'Alexandre le Grand, dont elle eut un fils posthume. Associée à la mémoire du grand conquérant hellénique, le prénom Roxane figure non seulement dans l'histoire mais dans de nombreuses œuvres littéraires de l'Antiquité. Son prénom, sans jamais devenir très fréquent, fut utilisé jusqu'au Ve ou VIe siècle, puis redécouvert à partir de la Renaissance. Il a commencé à devenir plus souvent attribué au milieu du XXe siècle, en particulier aux États-Unis. En France depuis les années 1970, le prénom Roxane connaît une certaine faveur et continue à augmenter son score chaque année. Il n'y a pas de sainte de ce nom au calendrier de l'Église catholique, mais, étant donné la signification étymologique de Roxane, on peut la fêter comme *Aurore*.

Roxane est une héroïne de Racine dans sa pièce de théâtre Bajazet.

 Caractère du prénom Roxane : 

Le prénom Roxane est caractérisé par sa curiosité, son indépendance, sa détermination, son dynamisme et son courage. Une femme portant le prénom Roxane mène une vie très sociale et se sent à l’aise en public. Niveau vie amoureuse, c’est une fille très romantique qui rêve de rencontrer un prince charmant qui lui fera vivre une histoire d’amour passionnelle. C’est une amie très dévouée et fidèle.

 

 

Source: http://prenoms.famili.fr/,roxane,2277,1188686.asp

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. anaflore  le 09-03-2017 à 14:18:34  (site)

il vaut mieux ne pas poser de question !!bon jeudi

2. lacalobra  le 11-03-2017 à 10:15:08  (site)

le prix d'une IVG lol... ou alors elle va faire le tour du monde ! cest le prix du billet !!! (forfait) suspens...
soleil aujourd'hui et 16° attendus du mieux mais je suis fatiguée, pourtant j'ai dormi j'espère que je ne couve pas un truc.. cet am j'appelle gisèle j'espère qu'elle va bien .. elle est de santé fragile , et avec les cancers qu'elle a eu, a l'épée de damoclès sur la tête...
bon courses faut que je m'active.. je trainaille.. oui la promenade de la côte doit être bien agréable tu pourrais des fois nous mettre quelques clichés, ça serait bien...
bon samedi à toi alain et bizou flo

3. lacalobra  le 17-03-2017 à 07:31:46  (site)

allez on y retourne, hier j'ai récupéré de mon heure de plus vendredi dernier et de mes 4H de mercredi matin, ma directrice m'a filé ma journée, mais bon je suis tellement malade qu'en fin de compte ce fut une journée de repos quel dommage il faisait si beau, j'ai quand même un peu cuisiné, (faut bien manger) et fait un gateau au chocolat , kevin content, depuis le temps qu'il me le réclame !
bon plus le même temps qu'hier de 20° on tombe à 13/14° enfin ça va c'est pas zero hein !
bonne fin de semaine à toi et bonne balade matinale, je t'embrasse bien fort, biz flo

 
 
 
posté le 02-03-2017 à 08:32:47

Marina (97).

 

Au " Poussin bleu " ...

 

Cet appel de Roxane n’augurait rien de bon. C’était une fille bizarre avec des réactions imprévisibles et contradictoires ; pas étonnant avec l’éducation qu’elle avait reçue. J’étais inquiet et je me demandais ce qu’elle voulait.

- Il vaut mieux qu’on se voie, me lança-telle avec une voix plutôt tremblante.

- Se voir, pour quoi faire ?

J’en avais assez de ces relations qui me ramollissaient la « cervelle » comme un abus de Vodka d’origine indéterminée. Comme toujours j’invoquais une excuse bateau :

- Je ne peux pas en ce moment, j’ai des copies à corriger !

En général cela marchait bien. En général, oui pour des gens normaux, mais Roxane, elle, n’était pas normale.

- Je m’en fiche, me lança-t-elle, c’est urgent !

Bon, encore un caprice de fille gâtée, pensais-je. Pour couper court à une discussion qui promettait d’être interminable, je répondis :

- Bon, si vous voulez. Je viendrai chez vous quand votre mère sera présente !

Je ne voulais surtout pas rester en tête-à-tête avec elle !

- Il n’en est pas question, grogna-t-elle, ma mère doit rester en dehors de tout ça !

Je fis l’imbécile :

- C’est pour vous expliquer un problème de math ?

- Je n’en ai rien à foutre des maths !

Elle devenait vulgaire et son ton avait un goût de moutarde extra-forte, un de ces goûts qui vous donne envie de boire un demi-litre d’eau minérale.

- Bon, vous voulez quoi au juste ?

- On se rencontre le plus vite possible dans un bar !

Bon, avec du monde autour de nous, cela me convenait assez. Il valait mieux qu’il y eût des témoins.

Je proposais :

- Le « Poussin bleu », ça vous va ?

Elle répondit :

- Heu, le « Poussin bleu » est situé face à la mer et moi j’ai peur des  vagues !

Et moi je pensais (en silence) : « encore une emmerdeuse » !

- Eh bien, vous donnerez le dos à la mer et à ses flots impétueux !

Il y eut quelques secondes de silence. J’attendais.

- C’est bon, rendez-vous au « Poussin bleu », demain à quinze heures vingt-cinq !

Une exigence de névrosée !

On se rencontra donc, le lendemain, c’était un samedi et pour l’embêter un peu j’arrivais avec dix minutes de retard.

Quand je la vis assise et  renfrognée, je me dis, qu’elle était quand même bien jolie.

Mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle allait me raconter…

 

A suivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. anaflore  le 02-03-2017 à 08:45:54  (site)

affaire à suivre .....bon jeudi

2. lacalobra  le 04-03-2017 à 11:20:26  (site)

ahhhh le suspens demeure... elle va avoir inventé quoi encore cette gamine emmerdeuse lol.. elle est tombée enceinte de son petit copain ??? lol...
espère que tu as meilleur temps que nous .
ici hors jeudi qui fut une journée particulièrement printanière c'est moche, enfin suis dans mon ménage et cuisine, lavage etc.. demain on sera chez maman, kevin a un pote qui est venu passer le w.end..
quelques contrariétés au travail, il y a des ouvertures de classes, en maternelle donc je n'aurai plus la bibliothèque à faire elle saute, feront une classe à la place, et je me retrouve sans endroit, sans bureau puisque la directrice sera déchargée totalement de classe réintègre son bureau et veut pas de moi dedans !
en primaire pareil ouvertures de classes donc on me coupe la salle que j'occupe (salle informatique avec un bureau special pour moi) je vais me retrouver comme dans un couloir mais avec une fenêtre et un radiateur quand même !!!
donc voilà m'en faut peu tu vas me dire mais tout cela m'a contrarié surtout que ma directrice de primaire celle que j'aime beaucoup qui est très humaine part à la fin de l'année scolaire en retraite, qui vais je avoir ???
vivement la retraite c'est moi qui te le dit !!!
je t'embrasse Alain, un bon w.end à toi flo

3. lacalobra  le 08-03-2017 à 19:50:35  (site)

déjà mercredi soir pas vu mon congé, j'ai fait mes papiers ce matin, mangé vite fait ensuite courses avec maman, tout rangé , cuisiner bref ça passe vite.. gisèle m'a laissé un message sur mon portable mais je n'ai pas eu le temps de la rappeler, je le ferai ce w.end !!!
espère que toi ça va, nous temps bof, pas terrible pas froid mais pas joyeux... vivement les belles journées de printemps. une bonne soirée et un gros bibi flo.

 
 
 
 

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