VEF Blog

Titre du blog : Professeur.
Auteur : prof83
Date de création : 28-01-2008
 
posté le 05-04-2015 à 07:40:29

Marina (12).

 

Sur le logo en cuivre terni, était gravée la marque du portemanteau : Solido. Décidément Solido me poursuivait. Deux femmes étaient liées à cette marque : celle de l’accident et Marina la prof de SVT.

Je voulais fuir, mais plus que la curiosité, l’instinct de survie me susurrait de rester pour éclaircir cette situation confuse.

Je rejoignis Marina au salon et je m’assis sur le canapé, à côté d’elle. Je n’avais plus la vision de ses belles cuisses, mais cela était compensé par son parfum que je crus reconnaître : Les Jardins de Bagatelle de Guerlain. Le parfum d’une femme est un message qu’elle envoie à ceux qui s’approchent d’elle. Mais il n’est pas sélectif ; ce n’est pas une flèche qui atteint l’être aimé, mais un brouillard qui diffuse et qui touche même ceux qui lui sont indifférents.

Elle reprit son monologue interrompu : « Oui je sais que tu m’aimes et tu as pris une année sabbatique pour t’éloigner de moi, parce que tu souffrais trop ! »

Note de l’auteur : moi souffrir à cause d’elle ? Première nouvelle !

Ses yeux étaient aussi mobiles que sa pensée exprimée par des mots qui se bousculaient, qui se chevauchaient ; elle voulait tout dire en même temps. Elle continua à parler. Je commençais à sombrer dans une somnolence que je combattais de toutes mes forces ; je ne dors que trois heures par nuit et souvent elle déborde sur mes journées. J’avais trouvé un truc pour lutter contre le sommeil : je regardais ses seins moulés dans un pull noir. Ses seins  qui bougeaient au rythme de ses émotions et moi j’aurais bien aimé les maintenir. J’imaginais leur taille, leur fermeté et même leur malléabilité. Sa bouche avait des lèvres prometteuses et parfois, comme la tête d’une tortue timide, sa langue humide apparaissait pour m’affoler.

En moi, il se passait bien des choses, des réactions hormonales incontrôlables, provoquées par la vue et l’odorat. Je devenais un homme préhistorique, presqu’une bête chasseuse, poussé par l’instinct de reproduction. Et puis le verni de la civilisation réapparaissait et recouvrait toutes mes pulsions et alors je recommençais à l’écouter. « Oui, tu es parti parce-que tu m’aimais trop et que tu avais peur que je te repoussasse ! » Elle me regardait en prononçant cette phrase qu’elle croyait vraie.

« Et si je tentais de l’embrasser brutalement, comment réagirait-elle ? »

Moi, en ce moment, j’avais des idées moins philosophiques. Je me rapprochais de son corps comme un escargot famélique. Son parfum devenait plus enivrant et dans ma tête reprenait la valse à mille temps du concert des cavernes. Brusquement ma bouche se colla à la sienne. Ses lèvres avaient la douceur des vieux chamallows de mon enfance et le parfum des bonbons acidulés au goût de mandarine. Elle se laissa faire et je pris cela comme un encouragement…

A suivre