posté le 08-12-2015 à 10:33:11

Marina (47).

 

Moi, j'aurais préféré que Marina eût plutôt la grippe...

 

Sénèque se révéla être un excellent excitant intellectuel, ce qui me permit de lire, sans m’endormir, ses « Lettres à Lucilius ».

Comment cela a pu être écrit il y a plus de deux mille ans ? Mais ce qui m’inquiétait le plus, c’était ce message qu’avait voulu me transmettre le vieux libraire. Etait-ce un avertissement concernant ma mort prochaine ? Et comment pouvait-il être informé des risques que j’avais pris avec Marina, la nympho du collège, la joueuse de flûte vivante qui crachait comme un ivrogne russe.

Mes matins ressemblaient à de la pâte à pain crue, collante, informe, indigeste. Il semblait que tous les organes de mon corps m’adressassent des messages de détresse pour m’avertir de pannes irréversibles. Bref, chaque matin, je me sentais devenir une voiture qu’on allait envoyer à la casse.

Parfois, mon angoisse baissait la garde et il me prenait des envies lubriques qui me faisaient penser à Marina et à Serena, celles qui m’accueillaient dans leur corps à bras ouverts, si l’on peut dire. Alors quelque part en moi, des réactions chimiques mystérieuses provoquaient la mutation d’une chenille mollassonne en un pic en acier inoxydable dressé comme l’obélisque de Louxor. Je n’étais plus qu’un mâle en rut à la recherche d’une femelle en chaleur.

A défaut de me parler au téléphone, mon ami de Marseille m’envoya un courrier dans lequel il me disait que les tests ADN concernant le squelette du labo et les poils de barbe du rasoir électrique du mari de Marina s’étaient avérés positifs, en d’autres termes que le squelette du labo était celui de l’époux de la prof de SVT. Cette information aurait pu être capitale, si à ce moment-là je n’avais aperçu sur ma main un bouton tout ce qu’il y avait d’antipathique, un bouton, à la mine patibulaire, une sorte de pustule aussi inquiétante qu’un bandit de grand chemin.  Bref, j’étais fichu !       

- Les premiers symptômes du SIDA, me dis-je en observant mon visage dans un miroir.

Et sous ma lèvre inférieure, un autre bouton inquiétant avait planté sa tente de camping. Etait-il nécessaire alors de pratiquer un test VIH ?

 

A suivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 
posté le 01-12-2015 à 08:47:06

Marina (46).

 

 

La philosophie et Marina sont-elles compatibles ? 

 

Les jours qui suivirent ce soupçon de contamination, se colorèrent en beige délavé, une couleur peu sympathique qui reflétait mon état d’âme. Je ne voulais plus voir personne et surtout pas Marina et Serena, deux femmes qui, je le pensais, s’étaient liguées pour me détruire.  

J’allais parfois dans l’étrange librairie de Monsieur C… qui m’accueillait toujours aussi mystérieusement, comme s’il pouvait résoudre tous mes problèmes avec ses conseils plutôt philosophiques. Sa femme, une vieille chinoise, qui se promenait parfois dans les rayons, presque toujours déserts, avec un plumeau multicolore, certainement made in China, semblait me surveiller en me prenant  pour un voleur de livres, profession depuis longtemps disparue.  

Le libraire, lui, semblait lire dans mes pensées, en me proposant souvent un ouvrage en rapport avec mes préoccupations. Et ils étaient nombreux tous mes soucis ! Invariablement, les aiguilles de ma montre analogique s’immobilisaient dans ce lieu où le temps semblait prendre des vacances.

Mon esprit perturbé planait au-dessus des livres, sans se décider à atterrir sur l’un d’eux, c’est pourquoi, au bout d’un temps non mesurable, je décidais de partir sans rien acheter.

Le libraire me héla au moment où je passais devant lui.

- Monsieur, monsieur, j’ai un livre pour vous !

Il se baissa sous sa caisse enregistreuse et réapparut avec un petit livre poussiéreux intitulé « Lettres à Lucilius » de Sénèque (1).

- C’est un cadeau de la maison, me dit-il avec un sourire qui m’inquiéta.

En sortant de la boutique, je regardais ma montre dont les aiguilles bondirent brutalement de 15h à 16h30. Apparemment, le temps s’était arrêté pendant quatre-vingt-dix minutes…

Chez moi, mon répondeur téléphonique s’impatientait : deux messages m’attendaient, l’un de Marina et l’autre de Serena. Il fallait s’y attendre, elles désiraient me voir, mais moi je n’avais aucune envie de les rencontrer, surtout Marina qui, peut-être, m’avait transmis une maladie plus que mortelle. Un instant, une idée déraisonnable vint parasiter mon cerveau : le souvenir précis de la bouche de l’empoisonneuse qui s’activait sur une partie de moi qui n’avait plus été utilisée depuis pas mal de jours et cela provoqua une érection bien involontaire.

La nuit arriva comme un couvercle sur une soupière et je me barricadais dans mon appartement persuadé de me trouver dans un quartier mal fréquenté de Kaboul. Je m’installais sur mon canapé après avoir introduit un Cd dans le lecteur de ma chaîne et appuyé sur la touche <Play> pour écouter du Jazz de la Nouvelle Orléans des années cinquante… Mon sommeil, avait depuis longtemps fait une fugue, ce qui m’incita à commencer la lecture des « Lettres à Lucilius(2) » de Sénèque.

Je pensais, en toute innocence, que la philosophie grecque vieille de plus de deux mille ans allait être un puissant narcotique, eh bien, je me trompais !...

 

A suivre

 

Notes :

 

1- Sénèque (4 av. J.-C., mort le 12 avril 65 ap. J.-C.) est un philosophe stoïcien dont la méditation porte essentiellement sur la sagesse, le bonheur et la vie heureuse. Professeur de l’empereur Néron (qui lui ordonnera plus tard de s’ouvrir les veines). Opposé à Cicéron, pour lequel la vie sociale et le devoir citoyen devait primer. Sa sagesse consiste à cultiver sa volonté pour mettre son bonheur dans la vertu et non dans les hasards de la fortune (La Vie Heureuse).

La philosophie de Sénèque est aussi une pensée de la mort, laquelle doit être apprivoisée par l’homme avec recul, sagesse et quiétude.

 

2-Extrait des Lettres à Lucilius de Sénèque.

 

 

« …nous ne tombons pas soudainement dans la mort mais nous avançons vers elle pas à pas. Nous mourons chaque jour car chaque jour nous est ôtée une part de notre vie : à mesure que notre âge s’accroît, notre vie diminue. Nous perdons l’enfance, puis l’adolescence, puis la jeunesse : jusqu’à la journée d’hier, tout le temps qui s’est écoulé est mort. Même le jour que nous sommes en train de vivre, nous le partageons avec la mort ! Ce n’est pas la dernière goutte qui vide la clepsydre, mais toutes celles qui sont tombées auparavant : ainsi, la dernière heure, celle de notre fin, n’est pas la seule à provoquer notre mort, mais la seule à la mener à terme. C’est à ce moment que nous atteignons le but, mais nous marchons depuis longtemps…

 …Il n’y a pas qu’une mort ; mais celle qui nous emporte est la mort ultime ». »

 

-----------------------------------

3-Sénèque et la mort :

- “Méditer la mort, c’est méditer la liberté ; celui qui sait mourir, ne sait plus être esclave”.

- “Le sage vit autant qu’il le doit, non autant qu’il le peut”.

- “Perdre la vie est perdre le seul bien que l’on ne pourra regretter d’avoir perdu puisque l’on ne sera plus là pour s’en rendre compte”.

- “Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie”.

 

 

 

 

 

 
 


Commentaires

 

1. anaflore  le 01-12-2015 à 09:17:35  (site)

comme je dis quand je partirai c'est moi qui aurait le plus de peine
vive la vie

 
 
 
posté le 29-11-2015 à 09:03:00

La nana d'Obélix.

 

 

 

 

 

Elle demeure en Bretagne,

La nana d’Obélix,

Avec elle, c'est le bagne,

Elle s’appelle Bellatrix.

 

 

 

 


Commentaires

 

1. prof83  le 29-11-2015 à 09:04:07  (site)

A Bellatrix.
L'adjectif "agressive" a provoqué chez vous une véritable tempête. Un seul mot a suscité une longue réponse où vous vous permettez d'analyser ma structure mentale.
Franchement vous êtes très forte ! Vous rêvez d’être une psychanalyste peut-être ?
Vous m'avez dénigré auprès d'une tierce personne et cela n'est pas correct.

2. gegedu28  le 29-11-2015 à 09:47:41  (site)

Bonjour,
... çà va donner des idées ... pour un nouveau film !, De par Dieu, svp ! smiley_id156824
Idée intéressante.
Bonne continuation,
Gégédu28

3. causons  le 29-11-2015 à 13:28:42  (site)

Salut !
T'es pas "gentil" toi !
En faire des tonnes, pour en fait...
Si peu !

De plus que phonétiquement :
L'est "assignée" à résidence.
Bon je n'ai pas besoin de te faire un dessin, j'espère ? Puisque que tu écris "Bretagne..."

4. calie  le 29-11-2015 à 18:09:24  (site)

Elle a l'air sympa Sourire

5. anaflore  le 29-11-2015 à 19:48:13  (site)

bravo pour la photo du jour c'est pas moi suis brune !!!bon lundi

 
 
 
posté le 24-11-2015 à 08:21:22

Marina (45).

 

Ma mutation en gastéropode ramolli

à cause de la perversité de Marina...

 

 

Naïvement je répondis :

- Et alors, si ce bon à rien de Léonard fréquente les putes, c’est son affaire !

Marina me regarda comme si j’étais un élève débile multi-redoublant et elle tenta alors de m’expliquer avec des mots simples (déformation professionnelle) le lien qui existait entre lui et moi.

- Tu sais, le mois dernier lorsque je t’ai sucé dans le labo, Léonard venait juste de me quitter…

Bien sûr, je présageais le pire. Elle continua :

- Léonard avait éjaculé dans ma bouche et je n’avais pas eu le temps de tout avaler…

Je me souvins alors que ce jour-là, j’avais trouvé la salive de Marina, particulièrement gluante. Mon gland non protégé avait pataugé quelques minutes dans le sperme de Léonard. Je ne pus m’empêcher de crier :

- Mais tu es une truie !

Cette insulte, sembla l’exciter et elle mit sa main sur ma braguette. Je la repoussais assez brutalement en combattant une nausée qui s’insinuait insidieusement dans mon estomac et dans mon cerveau.

Et je quittais le labo, l’esprit aussi tourmenté que celui d’un futur condamné à mort.

Un test VIH ? Comme elle y allait cette garce. Je n’avais pas l’intention d’en faire un, j’étais certainement la réincarnation d’une autruche, sûr d’être contaminé, j’essayais d’estimer le nombre d’années qui me restait encore à vivre.

Chez moi, mon moral oscillait, au fil des heures, entre gros temps et avis de tempête, autant dire que je me transformais en coquille de noix ballotée dans les flots impétueux de l’angoisse aussi sinistre qu’un train qui déraille.

Je savais que dans cette maladie, le SIDA, le mal prenait son temps et que je pouvais même attendre plusieurs années avant qu’il ne se révélât. Un test aurait pu me rassurer ou bien me détruire, c’est pourquoi l’ignorance me convenait plutôt, elle me permettait de m’accorder un sursis sans symptômes.

J’examinais quand même ma peau au moins dix fois par jour pour détecter l’apparition du moindre bouton suspect, ou de lésions inhabituelles. Bref je n’étais pas tranquille et je maudissais cette Marina de malheur qui m’avait entraîné dans ses fumeuses turpitudes.

Je me transformais en ascète fuyant la bagatelle, une sorte d'escargot décérébré, sans volonté. Je me réfugiais dans ma coquille qui semblait me protéger des dangers extérieurs et des louves friandes de la chair savoureuse des mollusques dépressifs, des gastéropodes ramollis...

    

 

A suivre

 

 


Commentaires

 

1. Bellatrix  le 24-11-2015 à 08:55:47

J'ai juste visualisé le gastéropode. Reviendrai plus tard lire votre texte.
Vous voilà transformé en hermaphrodite?

2. prof83  le 24-11-2015 à 13:28:56  (site)

A Bellatrix.
J'espère que vous ne serez pas choquée par la lecture de mon blog prof83.
Moi hermaphrodite? Ciel, je n'y avais pas pensé. Attendez, je vais vérifier...
Hooooooooooooooooooooooo !

3. prof83  le 24-11-2015 à 15:57:40  (site)

A Bellatrix.
Mettre sur le même plan mes écrits et des recettes de cuisine, c'est vexant !

4. prof83  le 24-11-2015 à 18:17:45  (site)

A Bellatrix.
Je n'ai posé aucune question:
" J'espère que...."
Je n'ai pas effacé vos messages, je ne les ai pas publiés tout simplement, car je vous trouve inutilement et étrangement agressive.
Dans des écrits il y a un thème, un style, une richesse de vocabulaire...

5. causons  le 27-11-2015 à 11:54:58  (site)

Salut Alain,
Puisque tes conversations sont publiques et donc visibles de tous, je me permets d'y laisser mon grain de sel !
Pauvre poète "écorché" que tu es, vraiment tu es trop compliqué dans tes relations à autrui, et je vois que ça ne s'arrange pas...
Elle est "gentille" pourtant Bellatrix qui te carresse bien gentiment dans le sens du poil, pas comme moi, la "vilaine" moqueuse qui parfois méritait bien tes foudres (je n'ai pas écrit "foutre" quoi que... en tant que Melpomène), bien certaine que j'ai du en provoquer l'émission, poil au menton !
Et bon week end tit prof compliqué !
Hébergement photos

6. causons  le 28-11-2015 à 20:39:22  (site)

Pourquoi dès qu'un com te contrarie, tu veux couper les ponts avec ton interlocuteur, il est ridicule ton comportement...
T'as quel âge au fait ? 60 ans ou 15 ans ?
Juste regardé la géolocalisation de ton avant dernier ip, il indiquait Mougins et là le dernier, Nice rue d'Italie

7. causons  le 28-11-2015 à 22:52:32  (site)

Faut croire que la géolocalisation pour un autre n° que le sien c'est du n'importe quoi, à part quand on cherche la sienne depuis son ordinateur perso (des fois qu'on ne sache plus où on est...mdr), heureusement que je n'habite pas Paris, surtout vu les évènements qui s'y sont passés
Non, non, je suis dans l'arrière-pays niçois depuis 1990

8. prof83  le 28-11-2015 à 23:02:25  (site)

A Bellatrix.
L'adjectif "agressive" a provoqué chez vous une véritable tempête. Un seul mot a suscité une longue réponse où vous vous permettez d'analyser ma structure mentale.
Franchement vous êtes très forte ! Vous devriez devenir psychanalyste.
Vous m'avez dénigré auprès d'une tierce personne et cela n'est pas correct.

9. causons  le 28-11-2015 à 23:37:11  (site)

Pas tout à fait, mais pas loin, pourquoi t'as dit Paris, tout à l'heure, tu prèches le faux pour savoir le vrai ?

 
 
 
posté le 17-11-2015 à 08:39:21

Marina (44).

 

Quand j'allais voir Marina dans son labo,

je prenais beaucoup de risques... 

 

Marina, ELLE, ne m’oubliait pas !

Elle me relançait périodiquement pour que j’allasse la voir dans son labo entre treize heures et quatorze heures. De toute évidence, son taux de progestérone (1) atteignait des valeurs anormalement élevées. Moi, je ne répondais pas systématiquement à ses appels, je la faisais un peu languir, histoire de la maintenir sous pression et surtout de recharger mes batteries biologiques, déjà pas mal mises à contribution par Serena.

Parfois j’enviais les moines qui faisaient vœu de chasteté, mais en existait-il encore à notre époque ? Le printemps et l’été qui arrivaient, avec l’éclosion des jupes courtes, boostaient, par l’activité fantasmatique du cerveau, la production de testostérone : nos testicules, comme des panneaux solaires travaillaient à plein régime, heureusement.

Je me demandais, quand même, si Marina n’avait pas "entrepris" quelques profs du collège. Je passais en revue tous les mâles capables, d’après moi, de la satisfaire sexuellement. J’en voyais bien cinq pas trop décrépis par ce métier infernal, l’enseignement ! Ça allait du prof de SVT, son collègue immédiat, qui à trente-cinq ans semblait bien vigoureux, bien qu’il fût marié à une splendide jeune femme, sexy en diable, qui avait provoqué en moi, mais dois-je l’avouer, une érection bien involontaire, le jour où il me la présenta, au cours de l’apéritif de rentrée.

Il y avait aussi deux profs d’EPS qui semblaient bien virils, du moins en apparence, avec leur short moulant qui révélait, aux yeux de tous, un appareillage tout ce qu’il y avait d’indécent.

Léonard, qui enseignait les sciences humaines, grand gaillard divorcé, était aussi du genre à fréquenter le labo de SVT aux environs de treize heures. Tous ces profs semblaient sains de corps, à défaut de l’être par l’esprit, minés par l’attitude, la paresse et l’insolence des élèves qui se croyaient au club méditerranée.

Je n’étais pas jaloux, mais parfois l’inquiétude gonflait en moi comme un ballon de baudruche, car Serena refusait catégoriquement de se protéger. Pour elle, les préservatifs l’empêchaient de jouir en la privant de ce contact tellement intime de la peau si fine du sexe de l’homme. Elle aimait aussi sentir le jaillissement de cette liqueur chaude et gluante qui la rendait folle.

Un jour, je la rejoignis vers 12h45 dans son labo situé en rez-de- chaussée et dont les vastes fenêtres donnaient sur la cour de récréation. Souvent nous nous livrions là, à des activités parfaitement inavouables, les stores à peine baissés, alors que les élèves étaient assis par terre, de l’autre côté du mur. J’essayais, avec beaucoup de mal, d’atténuer les cris de volupté de Marina pendant son orgasme, en collant ma bouche sur la sienne, pour faire, de mes lèvres, un bâillon amoureux. Ce jour-là, Marina avait l’air inquiète et elle me regarda comme un futur condamné à mort. En s’approchant de moi, les yeux un peu baissés, elle me dit :

- Tu sais, tu devrais faire un test VIH !

Soudain, je me vis transformé en Marie-Antoinette, à l’époque de la révolution, la tête sur le billot (2). Incapable de répondre, j’attendais la chute tragique de la lame sadique de la guillotine. En même temps, il me sembla que mon sang circulait à contre-sens dans mes veines et dans mes artères dans une cacophonie de grand embouteillage.

L’air idiot, je ne pus que balbutier :

-Mais pourquoi ?

Elle était gênée, Marina la nymphomane ! Elle se racla la gorge, comme elle le faisait lorsqu’elle déglutissait mon sperme. Elle finit par me dire :

-Tu sais, je crois que Léonard fréquente les putes… !

 

A suivre

 

Notes :

 

1- Toutes les hormones de Marina ou de moi :

 

 

Substance

 Joue sur

 Effet

 

Dopamine

Désir, excitation

Positif

La dopamine pourrait intervenir dans l’envie de prolonger un rapport sexuel.

Sérotonine

Désir, excitation

Positif et négatif

Facilite les contractions de l’utérus pendant l’orgasme mais peut aussi empêcher de parvenir à l’orgasme.

Noradrénaline

Excitation

Positif

Augmente la fréquence cardiaque et l’excitation.

Œstrogènes

Excitation, désir

Positif

Un déficit en œstrogènes est associé à une atrophie vaginale et un manque de lubrification.

Monoxyde d’azote

Afflux de sang dans le clitoris

Positif

Des niveaux suffisant d’œstrogènes et testostérone semblent nécessaires pour que l’oxyde nitrique puisse provoquer une vasocongestion.

Ocytocine

Réceptivité, orgasme

Positif

Augmente les contractions du périnée pendant l’orgasme.

Progestérone

Réceptivité, désir

Positif

La progestérone peut être efficace pour les femmes qui souffrent de sécheresse vaginale.

Prolactine

Excitation, désir

Négatif

La prolactine intervient dans l’extinction de la tension sexuelle après l’orgasme. Un taux trop élevé est associé à une baisse du désir. Hormone de la « satiété » sexuelle.

Testostérone

Désir, initiation de l’acte sexuel

Positif

Certaines études associent un déficit en testostérone à une baisse du désir.

Peptide intestinal vasoactif

Flux sanguin

Positif

Augmente l’afflux de sang dans le clitoris.

 

 2- Billot : socle de bois utilisé pour trancher la tête des suppliciés.

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. causons  le 17-11-2015 à 21:05:45  (site)

"Un déficit en œstrogènes est associé à une atrophie vaginale et un manque de lubrification."
C'est bien une idée reçue, cette affirmation, une femme active sexuellement tout au long de sa vie, mais surtout aimant faire l'amour n'a pas ce manque de lubrification, ça je peux te le certifier !

2. causons  le 18-11-2015 à 22:44:17  (site)

Qu'est ce que tu appelles :
"critique négative" ?
Je ne vois pas ce que tu évoques...
T'es pas obligé de valider mes coms s'ils ne te conviennent pas

 
 
 
posté le 10-11-2015 à 08:25:50

Marina (43).

 

Laissez-moi encore réfléchir,

je n'arrive pas à me décider... 

 

Je dois avouer que Serena s’était appliquée pour me satisfaire et même, certainement pour ajouter à mon plaisir, elle déclara, après avoir tout dégluti :

-Tu as un super goût d’amandes amères.

J’en étais presque fier de ce compliment un peu gluant et je voulus vérifier en essayant de l’embrasser sur la bouche. Elle détourna la tête, certainement pour me faire comprendre que je ne devais pas mélanger l’amour et le sexe. Baiser, un mot à double sens, qu’il ne fallait surtout pas confondre chez certaines femmes…

Dans la rue, à la sortie du bar, nous marchâmes d’une manière aussi parallèle que les trottoirs qui semblaient avoir été tracés à la règle par des ouvriers certainement névropathes. Serena s’appliquait à garder toujours la même distance, disons trente centimètres, entre nous. Nous progressions côte à côte sans nous toucher, comme deux étrangers muets. Elle avait pourtant en elle, une portion de moi, un liquide qui subissait, dans son estomac, l’attaque de ses enzymes digestifs. Dans quelques heures, quelques milliards d’atomes de mon sperme allaient s’intégrer définitivement dans sa chair, le savait-elle seulement ?

Une BMW gris métallisé roulant à faible allure nous dépassa et je crus observer sur le joli profil de Serena une contraction insignifiante d’un muscle, le petit zygomatique (1), de sa joue gauche, déclenchant un sourire un peu perturbé.

Je lui proposais de la ramener chez elle quand nous arrivâmes au niveau de ma voiture, garée à une centaine de mètres du bar. Elle joua encore des zygomatiques quand elle vit mon Alfa-Roméo, presque un sourire de mépris en découvrant mon véhicule italien ; elle devait préférer les puissantes voitures allemandes…

Elle refusa mon offre en me disant qu’elle allait  marcher.

Je démarrais sans lui dire au-revoir, toujours aussi déçu par son attitude plutôt étrange.

Chez moi, mon répondeur clignotait, agacé par mon absence. Mon ami de la fac des sciences de Marseille me demandait de le rappeler le plus tôt possible pour me communiquer les résultats des tests ADN effectués sur le tibia du squelette du labo de SVT et sur les poils de barbe trouvés dans le rasoir électrique de feu l’époux de Marina.

Je m’attendais au pire et j’hésitais, si le test était positif, à alerter la police. En parfait égoïste, la situation actuelle me convenait parfaitement.

J’avais « sous la main » deux femmes très différentes, une nymphomane toujours disponible, la prof de SVT et une autre plus jeune qui me posait des problèmes psychologiques qui enflammaient mes neurones. Le statu quo (2), pour un aboulique (3) comme moi, était la situation idéale.  C’est pourquoi je décidais de ne rien faire et d’oublier, pour un certain temps, mon ami de Marseille…

 

A suivre

 

Notes :

 

1- Zygomatique : muscle transversal de la joue qui se contracte au moment du sourire.

2- Statu quo : situation actuelle ou présente des choses.

3- Aboulique : qui souffre d'un trouble mental caractérisé par une incapacité à décider ou à entreprendre.

 

 

 

 


 
 
posté le 03-11-2015 à 08:30:11

Marina (42).

 

 Mais derrière quelle porte se trouve Serena ?...

 

Serena me regardait à l’envers, j’avais l’impression qu’elle me voyait comme à travers ces vieilles pellicules de photos en noir et blanc où tout était inversé, nostalgie des années anciennes, lorsque nous devenions presque des fantômes.

Moi, je fixais le dessus vitrifié rouge de la table ronde bordée par un anneau plat en aluminium grisâtre. Mes mains, posées à plat sur la surface brillante et froide, semblaient ressentir les miasmes de toutes celles qui s’étaient abandonnées là, les mains du temps passé, les mains des personnes certainement atomisées à la suite d’une rupture sentimentale.

Je n’avais qu’une envie, me lever et partir, me sauver pour ne pas montrer ma souffrance trop disproportionnée provoquée par l’attitude de cette fille peu reconnaissante et aussi froide qu’une raie désappointée. Elle s’excusa en me disant qu’elle devait aller aux toilettes, pour se maquiller ou pour faire pipi ?

L’hippocampe(1) de mon cerveau, en léthargie depuis quelque temps retrouva une nouvelle jeunesse en essayant de se souvenir de ce lieu peu accueillant. Et une idée plus saugrenue que du caviar congolais, germa dans ma tête comme un rhododendron  dans un champ de concombres. Cette idée, un peu perverse, devint peu à peu un fantasme : faire l’amour dans les toilettes d’un bar, dans une position peu académique et tout simplement scandaleuse.

J’attendis une ou deux minutes pour tenter ma chance comme un chien en rut à la recherche d’une femelle en chaleur. Je poussais la porte des toilettes avec mon coude, histoire de ne pas choper une maladie honteuse. Devant moi apparurent alors, à droite les toilettes pour femmes et à gauche, celles réservées aux hommes. Je jetai un regard inquiet derrière moi et poussai le panneau en bois où se trouvait une sorte d’icône en plastique d’un blanc jaunâtre où était gravée, en noir, une silhouette féminine.

Serena n’avait pas fermé la porte avec le verrou et je la vis assise sur le WC en porcelaine, attendant une inspiration certainement théâtrale…

Ma main glissa sur le zip de mon pantalon comme dans les mauvais films pornographiques.

On ne fit dans ce lieu d’aisance, que le minimum syndical autorisé chez les flûtistes pressés…

 

A suivre

Notes :

 

1- Hippocampe : zone temporale du cerveau, qui est importante dans le processus de mémorisation spatiale   

 


 
 
posté le 27-10-2015 à 08:49:19

Marina (41).

 

Je l'attends...Viendra-t-elle ? 

 

Je décidai de passer quelques jours dans une bulle d’ermite, chez moi, sans téléphone, sans musique et sans télévision. Juste pour reconstituer mon stock d’énergie, largement entamé par les avant-cours de 14h, au collège, dans le labo de SVT en compagnie de Marina, la louve nymphomane et aussi pour essayer de faire évaporer ces nuages de jalousie et d’abandon qui menaçaient de provoquer des orages destructeurs dans ma pauvre tête. Seulement, au bout de trois jours, comme si une pensée venue d’ailleurs me forçait, à le faire, je téléphonais à Serena sans trop y croire. Elle me répondit gentiment en me disant :

- Tiens comme c’est bizarre, je pensais justement à toi !

Mon cœur émergea soudain de sa léthargie post-hivernale.

Le mot abandon disparaissait du tiroir aux idées fixes et la jalousie devint soudain plus légère. J’en profitais pour lui proposer d’aller boire un verre dans le bar où nous nous étions rencontrés la première fois.

Il fallait que je me méfiasse, car pointait dans mon cerveau, une sensation qui était peut-être pire que la jalousie et l’abandon, la nostalgie ! Une véritable « saloperie » que la nostalgie, un poison insidieux qui nous fait voyager dans notre passé et qui fait remonter à la surface de notre subconscient, des moments heureux, oui, mais à jamais perdus ! Et moi j’étais champion des nostalgies à la petite semaine, des souvenirs d’un petit sourire, d’une parole gentille ou d’un baiser à peine amoureux…

J’étais en avance à mon rendez-vous et je craignais que Serena ne vînt pas.

Quand son retard atteignit les cinq minutes, mon moral plongea au sous-sol du bar, dans la cave où le patron entreposait ses piquettes importées d’on ne sait où.

Au bout de vingt minutes, j’étais projeté dans les mines de soufre à ciel ouvert des îles du Pacifique, respirant un air toxique, saturé de particules brûlantes et acides. Et quand Serena apparut, semblable à une brebis égarée, j’atterris dans un jardin au sol couvert d’ouate et dont les fleurs projetaient un parfum divin, presque visible.

J’aurais bien voulu lui faire des reproches, mais en vertu de quoi ? ELLE était libre et n’avait pas de comptes à me rendre. Alors, à la va-vite, je me fabriquais un masque d’hypocrite plus vrai que nature. J’avais bien une idée derrière la tête, qui aurait conduit Serena directement dans mon lit, mais, l’homme de Cro-Magnon avait fait son temps et c’était bien dommage !

Elle commanda un café et moi un déca, je voulais ménager mon cœur trop enclin à dépasser le rythme des palpitations imposé par dame nature. Elle était vêtue d’un chemisier blanc, juste conforme aux lois de la bienséance et d’une jupe noire presque mini. Par je ne sais quelle distorsion de l’espace-temps, moi je la voyais nue. Nue, comme elle le fut un certain soir, chez moi, quand nous jouions à la marelle ou plutôt à saute-mouton !

Je la sentais froide et distante pareille à une statue sculptée dans de la glace. Ce contact gelé, provoqua, à l’encontre des lois physiques élémentaires, la fusion de mes certitudes et la vaporisation de mes espoirs. J’étais prêt à abandonner le bateau, fuyant, comme un lâche, la tempête imaginée. Je lui demandai, quand même, qui était le monsieur qui se trouvait à côté d’elle, l’autre jour, dans la BMW grise métallisée. Soudain elle ressembla à un clou qui s’enfonce dans du bois tendre, sous les coups saccadés d’un marteau sadique. Son regard paraissait issu de sables mouvants d’origine douteuse. Elle nia tout en bloc en affirmant que jamais elle n’était montée dans une BMW.

Ah, ces filles qui ne connaissent pas les marques des voitures…

 

 

A suivre

 
 


Commentaires

 

1. anaflore  le 02-11-2015 à 20:49:32  (site)

bonne rentrée......

 
 
 
posté le 20-10-2015 à 08:29:39

Marina (40).

 

 

Mais oui, je suis un romantique ! 

 

Devais-je complètement cesser de penser à Serena ?

Son attitude, je dois bien l’avouer, me perturbait.

C’était comme du sel appliqué sur une plaie, du sel dont je me complaisais à saupoudrer cette brèche qu’elle avait ouverte dans  ma peau, dans mon cœur. Alors, l’oubli devenait ma préoccupation essentielle, celle qui consommait mon énergie comme un moteur surpuissant glouton de super 98.

Le pire, dans cette affaire, c’est qu’à son abandon, se superposait une jalousie qui avait éclos lorsque j’avais vu Serena en compagnie de cet homme, l’autre jour, dans sa BMW de pacotille… On se dit, qu’avec les jours qui défilent, cette souffrance va s’atténuer. L’oubli cautérise* les blessures de l’âme, il s’allie au temps qui passe et qui se dilate pour éloigner tout ce qui nous fait souffrir.

A ces angoisses épidermiques incontrôlables par la volonté, viennent s’ajouter des raisonnements puérils, du genre : « Et si c’était son père ? » Ce qui revient à dire que ce qui fait souffrir, c’est plus la jalousie que l’abandon.

Comme un idiot, j’étais tombé amoureux d’une fille plus jeune que moi, qui m’avait harcelé au téléphone, pendant des semaines, au nom de la société Solido qui fabriquait des portemanteaux en bois exotiques. C’est que la seule nuit que j’avais passée avec elle, avait été, pendant des heures, un concert de jazz sensuel dans un jardin obscur et parfumé, une brise légère qui agitait quelques feuilles nostalgiques sur les branches des arbres, certainement centenaires. Et puis plus rien, comme si mon cœur devenait sourd, aveugle et muet, autrement dit, un handicapé sentimental.

Ma tendance naturelle, c’était l’inertie qui frôlait l’aboulie** pathologique et cela depuis ma plus tendre enfance. Ne rien faire économise l’énergie vitale et nous plonge dans une léthargie mentale qui agit comme un puissant narcotique.

J’allais faire un tour dans cette librairie mystérieuse, parfois fréquentée par celui que j’avais vu en compagnie de Serena. Le libraire, vieil homme d’un âge improbable, dont la femme, une chinoise, lui avait transmis une philosophie bien orientale, pouvait certainement m’aider dans ma recherche.

Je compris bien vite que cette philosophie-là était bien hermétique pour le cerveau d’un pauvre physicien amoureux d’une ombre. Bien entendu, il refusa de me communiquer le moindre renseignement sur ce monsieur au nom du « secret livresque » encore plus intransigeant, à ses dires, que le secret médical. Il se contenta de me conseiller de consulter « Anatomie du squelette humain », un livre, avec des dessins et des photos (heureusement) très instructif. Se moquait-il de moi ? Ou bien, me donnait-il une piste pour orienter mes recherches ?

En rentrant chez moi, plus déprimé que la bourse de Singapour, je décidais, en espérant ne pas m’endormir, de feuilleter cet ouvrage scientifique et cela me fit penser à Victor, le squelette du labo de SVT…

 

A suivre

  

Notes :

    

*Cautériser : Brûler un tissu vivant avec un cautère afin de détruire les parties malades.

**Aboulie : Absence maladive de volonté, incapacité d'agir.

 
 


Commentaires

 

1. anaflore  le 25-10-2015 à 21:34:31  (site)

bonnes vacances

 
 
 
posté le 13-10-2015 à 08:53:11

Marina (39).

  

J'ai rêvé que je me battais contre Victor,

le squelette du labo de SVT, l'ex de Marina, peut-être...

(Vous suivez ?)

 

Le vieux libraire commençait à m’intriguer. Les livres qu’il m’avait donnés comportaient des titres qui cadraient bien avec ma situation actuelle : Marina et Serena. Lisait-il dans mes pensées ? Sa librairie était, en tout cas, un lieu bien étrange où le temps semblait s’arrêter.

Serena ne se manifestait plus depuis plusieurs jours et comme j’en avais assez du Cognac de Marina, j’aurais bien aimé goûter à son nectar  au parfum de verveine…

Je n’aimais pas trop céder à cette tentation qu’une femme fait naître en nous et qu’elle entretient de manière sibylline, par son silence. Je lui téléphonais donc, un soir vers 22h, lorsque je sentais monter en moi cet ennui, vieille chaloupe du futur naufragé qui prenait l’eau. Je tombais sur sa boîte vocale dans laquelle je ne laissais aucun message.  Je renouvelais mon appel vers 22h30 avec toujours le même insuccès. Peu à peu, Serena se transformait en fantôme aux contours mal définis. Avec le peu d’estime que je m’accordais, je pensais que ma performance sexuelle de l’autre nuit n’avait pas laissé dans son cerveau un souvenir impérissable. Heureusement que la libido de Marina fleurissait, à cette époque de l’année, comme des coquelicots dans un champ de luzerne. Chaque fois que je la voyais dans son labo, elle me vidait la tête et autre chose de 13h à 13h45, juste avant l’arrivée des élèves. Ce qui me gênait le plus, c’était la présence de Victor, le squelette voyeur qui semblait rigoler quand je me pâmais sous les coups de langue de la prof de SVT, la miss qui Soupèse Vos Testicules.

Un jour, ayant presque frôlé la pénurie de ce liquide  RES (riche en spermatozoïdes), je lui demandais, comment, avec les maigres crédits qui nous étaient accordés, elle avait pu obtenir ce magnifique squelette en os réels qui devait valoir presque une petite fortune. Je pense qu’elle me fit un gros mensonge en me disant :

« C’est mon regretté mari qui me l’a offert pour mon anniversaire. »

« Drôle de cadeau », me dis-je en refermant ma braguette.

Et elle ajouta :

« C’est pour cela que je l’ai surnommé Victor en souvenir de mon époux décédé. »

La ficelle était vraiment dure à avaler, car moi je n’étais pas comme ELLE, une bouche qui ingurgitait n’importe quoi…

En sortant du collège, vers 14h30, je vis passer dans la rue, une BMW grise métallisée, dans laquelle se trouvait Serena en compagnie d’un homme pas très jeune, aux cheveux gris, qui conduisait. Etait-ce vraiment elle ou son sosie ? Ce qui était le plus étrange, c’est que je vis cette voiture souvent garée près de la fameuse librairie. Que me restait-il à faire ? Eh bien, je repris mon activité de « détective privé » pour essayer d’apercevoir le conducteur de cette puissante voiture allemande.  Je le vis quelquefois, toujours seul, passer beaucoup de temps dans la librairie, comme pour se ressourcer. De toute évidence, ce monsieur devait aimer les livres...

 

 

A suivre

 

 


Commentaires

 

1. causons  le 29-10-2015 à 11:46:40  (site)

Tu as raison pour "gris métallisé", mais je vais laisser la faute.
Il a des critiques négatives et des critiques positives. Les tiennes sont 100% négatives.
Apparemment tu ne trouves rien de positif dans mes blogs. Je te conseille donc de ne plus venir me visiter.
C'est vraiment négatif d'être toujours négative.
Tu vois, moi, par déformation professionnelle, je ne critique jamais négativement les blogs des autres.
Le tien a peut-être des failles...?
___________________________________
C'est bien une preuve que je lis avec attention tes textes, mes remarques pour toi "négatives", ne le seraient pas pour moi, j'aimerais être lue avec cette attention et que l'on me corrige mes fautes, car bien certaine que j'en fais également...
Tu dois être un écorché vif, ou trop sensible avec un égo surdimentionné...
Mais ça aussi ça se corrige lol
Qu'attends-tu des gens qui viennent visiter tes écrits ?
Une appréciation sur ceux-ci toujours positive, un trait d'humour, ou qu'ils t'informent de la météo dans leur région ?
Je ne suis jamais négative dans ma vie de tous les jours, si tu juges que je le suis, libre à toi, mais c'est une erreur !
En tous cas, merci d'avoir confirmé que j'avais raison pour "Voiture gris métallisé" au moins je n'aurai plus aucun doute à ce sujet - Critique positive = Tu es trop fort !
T'es en vacances ?
Blanquette de veau, purée maison, salade verte et balade au soleil cette A-M
Bonne fin de journée, Alain ?

2. causons  le 29-10-2015 à 17:28:53  (site)

Tu vois que tu es bon = critique positive n°1 -
tu sais écrire plus de 10 mots dans un com = critiques positive n°2, je ne suis qu'une vilaine chouette moqueuse, mea culpa lol
Hébergement photos

 
 
 
posté le 06-10-2015 à 09:11:09

Marina (38).

 

Le trompettiste de mes nuits d'insomnie...

 

Serena se faisait oublier : depuis quelques jours, je n’avais plus de nouvelles d’elle. Je m’étais promis de ne pas la rappeler, juste pour lui montrer que je n’étais pas quelqu’un de collant comme cette résine qui s’échappe des conifères. Je pensais qu’elle avait des problèmes et je regrettais presque l’époque des coups de téléphone de la société Solido. Je gardais dans un recoin de ma mémoire, le souvenir de cette première nuit passée avec elle, nuit de volupté intense, la première nuit, celle qui est la plus belle.

Je me rattrapais avec Marina, qui, à l’approche du printemps, avait une formidable éruption d’hormones. Elle me sollicitait tous les jours  pour des bacchanales* plutôt malvenues dans son labo. Elle commençait par me servir, dans un bécher, du Cognac pour me donner des forces, prétendait-elle, un bécher que je soupçonnais avoir contenu au mieux des cœurs de grenouilles et au pire des limaces gluantes. L’alcool est idéal pour supprimer les barrières de la morale, mais absolument catastrophique pour la pratique du sexe. Imaginez un perchiste voulant sauter avec une perche molle…

Je retournai dans la librairie près du collège où il me sembla que le libraire avait rajeuni. Cette fois-ci, il me laissa tranquille et je pus flâner comme un papillon curieux dans les allées poussiéreuses de la librairie. Aucun livre n’attira vraiment mon attention et j’étais un peu gêné de quitter ce lieu sans n’en avoir acheté aucun.

Le vieux libraire me tendit un sac en plastique lorsque je passai devant sa caisse. Il m’apostropha :

« Je vous ai choisi deux livres. Lisez-les et vous viendrez les régler que s’ils vous plaisent. »

Un peu surpris par son attitude assez originale, je quittai la boutique en ayant encore la sensation que le temps s’était arrêté  dans ce lieu si étrange.

Chez moi, après le diner, je m’affalai dans mon divan en espérant écouter un disque de jazz. Surtout, aucune lumière polluante dans mon salon, il me fallait cela pour apprécier la musique. Tous mes sens devaient se concentrer dans mes oreilles en attendant le temps où la musique pourrait se voir…

J’aimais passer la nuit ainsi, naviguer sur un océan de sensations sonores, me laisser bercer par des vagues invisibles aux fréquences si harmonieuses. Le temps semblait alors mener sa propre vie, comme un alcoolique sans logique baignant dans la déraison. C’est dire que le temps devenait schizophrène en malaxant les souvenirs au gré des notes d’une contrebasse ou des cris angoissés d’une trompette, hurlant comme un loup perdu dans la ville…

Fatalement, vers trois heures du matin, il arrivait que je m’endormisse, vaincu par les roulements trop saccadés d’une batterie devenue folle.

Vers six heures, en éclairant mon salon, je vis, sur ma petite table rectangulaire en verre, le sac en plastique que le libraire m’avait donné la veille. Il contenait deux livres intitulés :

- Marina de Carlos Ruiz Zafon,

-  Serena de Ron Rash.

Quelle aurait été la probabilité pour que ces deux titres ne fussent que le fruit du hasard ? Pratiquement nulle !

Alors, qui était donc ce libraire qui ne vieillissait pas et qui connaissait le prénom des deux femmes qui perturbaient ma vie ?

 

A suivre

 

Note :

 

* Bacchanale : sorte de fête tapageuse et débauchée.

 

 


Commentaires

 

1. anaflore  le 06-10-2015 à 11:05:04  (site)

j'espère que les inondations ne sont pas passées chez toi????
bacchanales on apprend chaque jour peut être un rapport avec bacchus???
bonne continuation

2. causons  le 29-10-2015 à 11:54:37  (site)

Ton "roman fleuve" me fait penser à des rêves avec suites chaque nuit, parraît-il que le sommeil est réparateur quand on rêve et qu'on se souvienne de ceux-ci...

3. causons  le 29-10-2015 à 17:44:58  (site)

A la maligne.
Entre des appréciations toujours positives et des appréciations toujours négatives, il y a un juste milieu non ?
Je suis sûr que tu as fait exprès d'écrire " il parraît " au lieu de " il paraît ". Juste pour me faire réagir. Tu as gagné ! Quand je vois une faute pareille, j'ai mal au cœur, j'ai un malaise.
Tu as l'air de savoir cuisiner...
Bonne journée.
___________________________________
Non, pas du tout fais exprès, j'ai des lacunes de ce côté, je ne sais jamais quand quand on met double consonne, faudrait les connaître par coeur... hélas !

4. causons  le 29-10-2015 à 19:29:12  (site)

Me suis trompée pour "paraître", et alors, pas grave, si ?
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