posté le 02-01-2017 à 10:26:39

Marina (90).

 

 
Voilà ce que représentait pour moi la caisse du supermarché:
une tranchée de la guerre 14-18. 

 

 

 

 

Et ça c'était la caissière:

heu, un soldat allemand beaucoup plus gentil qu'elle...

 

 

 

Après le départ de la cliente qui m’avait donné son numéro de portable, j’eus bien envie d’abandonner mon caddy et de fuir ce supermarché qui commençait à m’angoisser. La caissière me regarda avec un petit sourire qui n’augurait rien de bon. Elle devait avoir la trentaine, brune avec une queue-de-cheval retenue par un petit anneau élastique de couleur mauve. Sa tenue générale indiquait un  laisser-aller pas très agréable. Devant ce témoin plutôt revêche je fus dans l’obligation de placer toutes les protections périodiques sur le tapis roulant de la caisse et il y en avait beaucoup.

Quand je finis de déposer la dernière boîte, elle me dit :

- C’est pour approvisionner un couvent de nonnes ?

Et elle se mit à rire.

Je n’en avais pas fini avec elle !

Alors moi, gentil mais allergique aux plaisanteries de mauvais goût, je répliquais :

- Je parie  que ce matin vous êtes arrivée en retard à votre boulot !

Un rictus s’imprima sur son visage, qui, je dois le reconnaître, était assez joli et elle répondit :

- C’est vrai, mais comment le savez-vous ?

- Votre tenue négligée ! Vous n’avez certainement pas eu le temps de faire une grande toilette aujourd'hui !

Elle me jeta un regard pire qu’une coulée de lave brûlante qui s’échappait d’un volcan en éruption.

La guerre était déclarée entre elle et moi.

Dès le premier article qu’elle scanna, elle s’interrompit et, elle le tendit verticalement au-dessus de sa tête, en agitant le bras, tout en apostrophant sa collègue caissière qui se trouvait à côté d’elle : 

- Hé, Monique, tu connais le prix de cette boîte de Tampax ? C’est pour le monsieur et il en a beaucoup !

Monique se mit à rire et elle chuchota quelque chose à une autre caissière située à sa droite qui se marra comme une tordue.

Et de caisse en caisse, l’information se propagea comme une trainée de poudre, jusqu’à la douzième. C’était un grand hypermarché et il y avait beaucoup de caissières. Toutes rigolaient en se penchant un peu pour essayer d’apercevoir le phénomène, moi en l’occurrence.

Je me sentais aussi mal qu’un poilu de la guerre 14-18 dans sa tranchée remplie de boue et de cadavres, assailli par les rats et essayant d’éviter les balles et les obus de l’ennemi.

J’avais envie de déserter, oui déserter comme un lâche, abandonner mon char d’assaut (le caddy) et me rendre à l’ennemi (le supermarché concurrent).

Mais je pensais à Marina et cela me redonna du courage. Malgré tous les dangers que je courrais ici, je ne voulais pas être à sa place : la terrible prison des Baumettes.

Alors je fis le dos rond, j’acceptais les quolibets de toutes ces caissières qui n’avaient jamais vu ça : un homme acheter des tampons périodiques !...

 

A suivre

 

 

   

 

La caissière...

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. lacalobra  le 02-01-2017 à 11:27:32  (site)

Hihi j'imagine la scène, le téléphone arabe et bien sûr tout le monde qui se retourne , on a envie de se cacher dans un trou de souris..
j'ai connu ça pour une dame agée qui habite dans mon immeuble qui m'avait demandé d'aller lui acheter des protections pour incontinence, mon dieu la caissière me regardait et j'avais l'impression qu'elle croyait que c'etait pour moi ! heureusement la dame ne m'a pas redemandé, j'aurai pas osé lui refuser.. mais ça m'avait mise mal à l'aise !!!!

Merci de tes voeux alain, je te présente les miens pour l'année 2017, une bonne santé, un peu de fric pour profiter de la vie, un toit sur la tête, le plus important quoi.. et la PAIX dans le monde même si c'est illusoire..
sur poète83 je t'ai mis un com mais ça m'a fait un drôle de truc, je t'y présentais mes voeux.. donc au cas où ce com fera doublette... mais je préfère recommencer de peur qu'il soit passé à la trappe.

demain je reprends l'école, un gros bibi et un bon début 2017 flo.

2. lacalobra  le 07-01-2017 à 11:41:54  (site)

j'ai eu gisèle au téléphone ce matin, ses résultats sont bons, manque plus que l'oncologue valide la chose, mais bon une bonne nouvelle ..
ils annoncent des pluies verglaçantes pour la fin de la journée venant d'angleterre qui va traverser la france ! arf.. manquait plus que ça .. mais dans la semaine ça remonte, j'aime pas l'hiver quand y a du verglas, la neige tout ça !!! un bon samedi à toi gros bibi FLO

 
 
 
posté le 23-12-2016 à 10:34:24

Marina (89).

 

 

J’avançais donc vers la caisse la moins « exposée », celle qui était située à l’extrémité de toutes les autres, avec mon caddy rempli de protections périodiques de toutes sortes.

Juste devant moi, il y avait une femme qui déposait ses courses sur le tapis roulant. Bon, j’admets qu’elle était jolie et bien « roulée » pour son âge, une quarantaine d’années certainement. Je redoutais qu’une cliente vienne juste derrière moi, mais non, à cette heure matinale il n’y avait pas grand monde. La dame qui me précédait se baissait chaque fois pour prendre ses achats dans son caddy et les déposer sur le tapis roulant. Et, chaque fois, je suis vraiment désolé de l’avouer, j’avais une vue plongeante sur son décolleté qui baillait plus que nécessaire. Mes yeux étaient attirés par cette magnifique vision de son soutien-gorge qui masquait à peine sa poitrine plus que généreuse. En tant que physicien, habitué à tout mesurer, j’estimais son bonnet à un bon 95B ou peut-être C, car je n’avais pas un accès direct à l’objet, sujet de mon « expérience ».

J’essayais d’être le plus discret possible pour éviter d’attirer son attention. Mais hélas, elle remarqua mon petit manège et cela lui déplut fortement. Elle se redressa brutalement et me lança un regard particulièrement vipérin, un regard qui tue. Et elle m’apostropha avec colère :

- Mais pourquoi me regardez-vous comme ça ?

J’eus l’impression de recevoir sur la tête, une tuile détachée d’un toit à cause d’un fort Mistral. Que faire ? Que faire ?

Et je répondis :

- Un grand poète a écrit : «  un regard est un compliment muet ».

Elle se figea et son attitude envers ma pauvre personne, prit une tournure inattendue.

- Et c’est qui, ce grand poète qui a dit ça ?

Je commençais à reprendre un peu d’assurance :

- C’est moi, répondis-je avec aplomb !

(Et c'était vrai). 

Elle ne put cacher un petit sourire :

- Vous en avez encore beaucoup de bêtises pareilles à me dire ? Parce-que si vous en avez en réserve, je vous donne mon numéro de portable pour que je puisse les écouter tranquillement.

- Oui j’en ai un stock !

Entre temps la caissière lui avait remis son ticket de caisse. Alors la jolie cliente fouilla dans son sac et en sortit un stylo avec lequel elle écrivit difficilement sur le  ticket brillant, garanti sans bisphénol, son numéro de téléphone. Elle ajouta :

- Je serai seule à partir de vingt-et-une heures, surtout n’appelez pas avant !

 

A suivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. anaflore  le 23-12-2016 à 19:11:42  (site)

joyeux noel
c'est ton amie?smiley_id117195smiley_id117195

2. lacalobra  le 25-12-2016 à 09:02:13  (site)

ah ah ah .... n'appelez pas avant 21H ...
elle a des enfants ?
elle bosse tard ?
ou bien un mari qui travaille la nuit ???

Joyeux Noël alain et gros gros bibi FLO

3. lacalobra  le 31-12-2016 à 13:54:45  (site)

biz 2016 encore quelques heures avant de passer à 2017 , pour moi l'année qui vient de passer n'a pas été des plus agréable, surtout que sheila nous a quittée..
bien que j'espère que 2017 sera une année meilleure, je suis un peu septique , enfin on ne peut choisir et on sera bien obligé de subir !!!
bon je tartine comme tous les ans pour le repas demain chez maman en famille, sans chichi, bon 31, moi un coup de téloch et au lit, demain je démarre de bonne heure.. je t'embrasse flo.

 
 
 
posté le 14-12-2016 à 08:05:46

Marina (88).

 

En sortant de la prison des Baumettes, suite à ma visite de la pauvre Marina, je me dis que je m’étais engagé dans une drôle de galère : lui acheter des tampons périodiques !

Où allais-je trouver ces mystérieux machins dont les femmes parlent entre-elles à mots couverts ? J’avais le choix, plutôt cornélien, entre une pharmacie et un supermarché. Dans quel endroit pouvais-je acheter ça en restant incognito ?

La nuit qui suivit fut aussi blanche que les neiges du Kilimandjaro. Comme toujours, ma première réaction fut la fuite : je n’irai plus voir Marina ! Et je téléphonerai à son avocate pour qu’elle aille lui acheter ces maudits tampons. Et puis comme toujours, le remords tissa sa toile insidieuse dans mon cerveau et le surlendemain je me décidais à aller dans un supermarché pour faire ces emplettes. Surtout à la première heure, huit heures trente, en espérant rencontrer le moins de monde possible.

Dans quel rayon devais-je aller ? Du côté de la parapharmacie ? Je m’y rendais comme un voleur qui préparait un mauvais coup, tête baissée et en regardant, du coin de l’œil, à gauche et à droite.

Et je tombais dessus : toute une allée remplie de tampons périodiques et de protections féminines de toutes sortes. J’étais totalement perdu ! Quel modèle choisir ? Quelle marque ? Quelle quantité ? Comme un idiot congénital je n’avais demandé aucune précision à Marina. J’étais dans de beaux draps !

Il y avait bien, pas loin de moi, une jeune employée qui rangeait diverses marchandises dans ce rayon. Et si je lui demandais conseil ? Dieu m’en préserve pensais-je illico, elle va me prendre pour un pervers qui essaye de la draguer. Elle me regardait de temps en temps avec un petit sourire, se moquant certainement de moi en contemplant ma mine déconfite.

Finalement je choisis un assortiment de tampons de différents modèles et marques. Mon caddy était presque plein. Et je filais comme une belette vers la caisse où il y avait le moins de monde, juste une cliente qui déposait ses achats sur le tapis roulant.

Je me rendis compte, plus tard, que j’aurais dû choisir une autre caisse…

 

A suivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. Mr-He  le 14-12-2016 à 13:02:24  (site)

Alain
j'attends la suite....lol
pas facile comme achat
René de Chine

2. banga  le 14-12-2016 à 18:43:56  (site)

Bonsoir , quelle sacré femme cette Marina elle déborde d'imagination pour agrémenter les soirée à deux, référence à ton article plus bas lol en tout cas tout ceci est très bien écrit n félicitation pour la photo du jour bonne soirée amitié @+

3. lacalobra  le 14-12-2016 à 20:12:43  (site)

bravo pour la photo du jour !!!
ah fallait que ça te tombe dessus hein ! aller acheter ce genre de chose...
sais tu que dans les années 70/80 mon papa allait à la pharmacie chercher des protections périodiques pourr maman et pour moi ensuite... pour un homme de cette époque là il etait moderne hein ! il nous avait dit, y a que la première fois qui compte.. avait dit à la pharmacienne c'est pour ma femme .. et elle lui avait répondu, je me doute bien ! lol..
bonne soirée alain, bizou flo

4. asdecoeur  le 14-12-2016 à 23:11:38  (site)

bravo pour la photo du jour ! bonne nuit

5. lacalobra  le 20-12-2016 à 23:14:02  (site)

j'ai pensé à toi, tu as du te régaler plusieurs épisodes de PBLV , ma mère regarde aussi.. moi j'ai regardé anna karénine ce soir j'ai lu le livre plus jeune, je ne me souvenais plus que c'etait triste ... mais beau !
bon une frayeur, vef a eu une panne d'une journée, mais vite réparée ! ouf .
demain rhumato et jeudi orl.. vite le verdict.. je t'embrasse flo.

 
 
 
posté le 06-12-2016 à 08:02:25

Marina (87).

 

 

De retour chez moi vers deux heures du matin, j’étais aussi fourbu qu’un marathonien. Il faut dire que Rosalie savait y faire…

Bien entendu Hortensia n’était pas encore rentrée ; elle avait dû apprécier les délices asiatiques du représentant japonais en préservatifs. Moi j’eus soudain un doute sur la qualité des condoms bulgares ; de quel pays provenait le latex ou le polyuréthane ? Avaient-ils subi avec succès tous les tests ? Mystère !

Dans le salon, mon répondeur clignotait avec insistance : j’avais reçu quatre messages. Allais-je les écouter ou bien me brosser les dents avec mon dentifrice sans triclosan*. Tous provenaient de maître Amanda Di-Stretta, l’avocate de la pauvre Marina. Je synthétise en une phrase ce qu’elle voulait me dire : Marina sombre dans la dépression et il faudrait que j’aille lui rendre visite.

Où ça ? Mais à la prison des Baumettes de Marseille voyons ! Rien que ça ! Un lieu effrayant presque pire que le triclosan. C’est ainsi que cette nuit-là je plongeais dans le gouffre profond de l’insomnie.

Franchement j’avais envie d’oublier Marina, juste pour ne pas revoir cette prison. Mais immédiatement la houle du remords m’enfonça un peu plus dans cet abîme sans fond.

Que faire ? Je ne pouvais quand même pas abandonner celle qui m’accueillait chaleureusement dans son labo de SVT entre midi et 13h30 pour des activités « indignes ».

Pour me mettre la pression, l’avocate m’avait aussi envoyé un SMS dans lequel elle me disait qu’elle avait obtenu un « parloir » pour le surlendemain à 15h18. Mais de quoi se mêle-t-elle celle-là !

Le pire c’est que je savais que j’allais y aller à la prison des Baumettes, mais rassurez-vous, en tant que visiteur bien sûr.

Le surlendemain arriva bien vite.

Je garais ma voiture bien loin de la prison en espérant qu’elle passerait inaperçue aux yeux de la faune qui rôdait à cet endroit. Toutes les personnes qui se trouvaient sur le chemin de Morgiou (adresse de la prison) avaient, à mes yeux, des mines patibulaires. Avant de passer le portail de ce lieu si mal fréquenté, je fis un signe de croix virtuel dans ma tête et un autre avec ma langue.

Le parloir avait une odeur particulière que je n’arrivais pas à définir. Il planait dans cette salle un brouhaha permanent provoqué par les échanges verbaux entre les prisonniers et les visiteurs.

Et Marina arriva et s’assit en face de moi.

Comme elle avait changé !

Son moral sombrait dans les abysses.

Et moi je ne savais pas quoi dire.

J’avais même envie de pleurer.

Juste à la fin de ma visite, je demandais à Marina ce qu’elle désirait que je lui apporte lors de mon prochain passage.

- Rien ! me répondit-elle.

J’insistais. Je lui proposais des livres, des produits de toilette, des friandises…

Elle finit par me dire :

- J’aimerais bien des tampons périodiques…

 

A suivre

 

Notes :

 

 

 *Le triclosan pourrait altérer les fonctions musculaires et en particulier celle du muscle cardiaque.

De plus, le triclosan serait un perturbateur endocrinien. C’est-à-dire qu’il peut perturber le système hormonal et peut notamment favoriser l’apparition de certains cancers (sein/prostate), de malformations congénitales, de provoquer une puberté précoce ou encore d’altérer la fertilité.

Enfin, le triclosan pourrait augmenter le risque d’allergie, notamment des allergies respiratoires, surtout chez les enfants. En effet, le triclosan altérerait la flore bactérienne de la peau, de la bouche et des intestins et donc en conséquence le système immunitaire car cela détruit les « bonnes » bactéries.

 

 On trouve le triclosan dans :

  • Les crèmes pour le visage

  • Le maquillage

  • Les déodorants

  • Les parfums

  • Les lotions pour le corps

  • Les produits solaires

  • Les produits désinfectants pour les mains

  • Les nettoyants pour la peau

  • Les produits de rasage

  • Les shampooings

  • Les savons

  • Les lotions contre l’acné

  • Les rince-bouche

  • Les dentifrices.

 

 

 

 

 

 


 
 
posté le 28-11-2016 à 09:57:18

Marina (86).

 

 

 L'attirail amoureux de Rosalie...

 

 

Rosalie m’entraîna dans sa chambre en me tirant par la main. Il est vrai que mes pieds semblaient ne pas posséder d’ABS* vraiment efficace ! Du sexe sans romantisme, ce n’était pas ma tasse de thé, mais que faire face à une cougar déchaînée ?

A peine entré dans sa chambre, j’eus un mouvement de recul car sur un petit meuble placé sous une fenêtre, j’aperçus une paire de menottes, deux flacons de poppers** et deux boîtes de préservatifs bulgares (des échantillons donnés par Hortensia certainement). Malgré son âge « avancé » Rosalie saisit vite mon appréhension et me murmura :

- Tu sais, on n’est pas obligés de les utiliser !

Ce qui me rassura à moitié car sur un mur se trouvait accroché un portrait du marquis de Sade. Il y avait un grand lit avec un édredon rose et sur le mur d’en face se trouvait un autre portrait, celui d’Arthur Schopenhauer***.

Encore une fois, Rosalie perçut mon étonnement et elle me dit :

- Tu sais, j’ai une agrégation de philosophie !

Et pour me le prouver, elle déclama une citation de ce philosophe allemand :

« Tout état amoureux, si éthéré qu’il se présente, a son unique racine dans l’instinct sexuel »

Ce qui me rassura un petit peu car une cougar intello ça pouvait être rigolo. (Des vers de mirliton****, j’en ai conscience).

Du point de vue sexuel, un romantique, c’est une trottinette qui se déplace avec lenteur et une cougar est une voiture de formule un.

Ce qui fait qu’une minute après, Rosalie prit la « chose » en main… Cette chose, un objet étrange dont la taille évoluait et qui changeait de consistance.

Et pour me décontracter elle me fit une autre citation de  Schopenhauer :

 « J’ai un caniche, et quand il fait une bêtise, je lui dis : fi, tu n’es pas un chien, tu n’es qu’un homme. Oui, un homme ! Tu devrais avoir honte. Alors il est tout honteux et va se coucher dans un coin. »

 

 

                        

 

Me comparait-elle à un caniche ?

Et puis soudain, elle cessa de parler car sa bouche entama une activité licencieuse…

Bon, j’avoue que la suite fut un délice et j’étais reconnaissant envers Hortensia qui m’avait permis de rencontrer cette voluptueuse cougar.

Quand « tout  fut fini », Rosalie me dit :

- J’espère qu’on n’a pas fait trop de bruit car la chambre de ma fille est juste à côté. Elle s’appelle Roxane et elle a vingt-cinq ans. Je te la présenterai un jour, mais je t’avertis, elle est un peu bizarre…

 

A suivre

 

Notes :

 

* ABS : Système électronique d'antiblocage des roues lors du freinage d'un véhicule.

 

**Le poppers est un vasodilatateur (permettant de dilater les vaisseaux sanguins), initialement employé par le corps médical pour traiter certaines maladies cardiaques. Le poppers se trouve généralement sous forme de produit chimique liquide vendu dans une petite bouteille (ou fiole) dont la contenance varie entre 8 et 30 ml. La consommation de Poppers est légale et autorisée en France.   

À court terme le poppers peut provoquer :

  • Une augmentation de l’excitation sexuelle,

  • Un sentiment d’euphorie et d’ivresse passagère.

    Les effets secondaires

    Lors d’un usage occasionnel :

  • Malaises et vertiges,

  • Mal de tête,

  • Exaltation,

  • Transpiration augmentée,

  • Diminution de la tension artérielle,

  • Brûlure des parois nasales.

    Lors d’un usage fréquent :

  • Crises d’éternuements,

  • Dépression respiratoire,

  • Anémie grave,

  • Problème d’érection,

  • Intoxication,

  • Écoulement du nez et inflammation des muqueuses nasales,

  • Problèmes de peau (cutanés) : éruptions, croûtes autour du nez ou de la bouche (par brûlures).

     

    ***Arthur Schopenhauer est un philosophe allemand, né le 22 février 1788 à Dantzig en Prusse, mort le 21 septembre 1860 à Francfort-sur-le-Main.

     

    ****Des vers de mirliton sont des vers faciles, peu recherchés, dans lesquels le lecteur décèle immédiatement nombre de mots qui ne sont là que pour la rime, ou pour obtenir le bon compte de syllabes. Qui plus est, le texte en question n'a souvent aucune ambition poétique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 
posté le 20-11-2016 à 10:42:10

marina (85).

 

Rosalie et moi...

 

Les invités semblaient tous vieux. Je me demandais ce que je faisais là. Je posais le verre qui avait contenu du whisky sur la table en acajou massif recouverte de petits sets brodés.

J’étais prêt à partir, quand une femme vint vers moi en me souriant. Si je l’avais rencontrée sur un trottoir, je l’aurais prise pour une pute. Elle devait bien avoir vingt ans de plus que moi. C’était Rosalie, l’hôtesse, la copine d’Hortensia. Sa bouche, aux lèvres violemment maquillées, me faisait penser à un aspirateur lubrique, sans sac. Ses jolis yeux bleus semblaient m’envoyer des signaux subliminaux plus que pervers.

Elle me dit :

- Tu viens avec moi dans ma chambre ou dans la salle de bains si tu préfères ?

Je pensais : « mais pour quoi faire mon dieu  » ?

Sa bouche devint mon fantasme du moment. J’étais tenté, mais je devais me montrer raisonnable car je voulais rester fidèle à Hortensia malgré sa vie plutôt mouvementée et à Marina qui croupissait dans la prison des Baumettes, la pauvre…

- Je dois partir, répondis-je, en me composant un visage navré.

- Vraiment ? répondit-elle en avançant vers moi une poitrine qui devait avoisiner les 98B bonnet C.

J’étais un physicien et expert en mesures de toutes sortes…

J’eus la faiblesse de réfléchir un petit instant. Je savais que, quelle que soit ma décision, j’allais la regretter : être fidèle à ma copine ou sombrer dans une débauche implacable et sans avenir.

Ses yeux semblaient caresser virtuellement une partie de mon anatomie. Je la sentais venir cette onde sur mon bas-ventre, ce frisson qui commençait déjà à redresser mon sceptre…

 

A suivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 
posté le 03-11-2016 à 13:06:04

Marina (84).

 

 

 

 

 

Le lendemain Hortensia m’annonça :

- Ha, j’ai oublié de te dire que ce soir j’ai un rendez-vous professionnel !

Devant ma mine effarée, elle ajouta :

- Oui je dois diner avec un représentant japonais qui doit me montrer des produits pour la pharmacie.

- Quels produits ?

Elle ne répondit pas à ma question, mais ses lèvres effleurèrent les miennes. J’insistais :

- Quels produits ?

Elle parut gênée quand elle murmura :

- Des préservatifs !

C’était la première fois qu’elle me faisait un coup pareil. Je demandais :

- Tu seras de retour à quelle heure ?

- Ho, ne m’attends pas car ensuite je dois aller dans sa chambre d’hôtel pour qu’il me présente différents échantillons.

Presque pour plaisanter je lui dis :

- Et je suppose que vous allez tester ces préservatifs ?

- Cela va de soi, c’est mon travail de pharmacienne !

Elle se fichait carrément de moi.

Je me mis donc à bouder comme d’habitude. Je restais muet comme une carpe et elle se colla contre mon corps :

- Mais j’ai prévu quelque chose pour toi, je suis sûre que tu vas aimer. Ma copine Rosalie organise une party ce soir chez elle et je lui ai demandé de t’inviter. Tu es OK ?

Pour lui montrer que je ne tenais pas tellement à elle (ce qui était faux en réalité), je répliquais :

- Pas de problème !

- Tu pourras aller vers vingt heures et tu verras que Rosalie t’accueillera chaleureusement… Bon, je file maintenant !

Elle m’embrassa et elle sortit de l’appartement.

Resté seul, j’essayais de me trouver des excuses pour ne pas aller à cette soirée, mais finalement je décidai que je serais bien idiot de ne pas profiter de sa copine qui semblait être très libérée.

Juste avant de sortir, vers 19h30, je reçus un texto d’Hortensia :

« Pense à te protéger, j’ai mis ce qu’il faut dans la poche de ta veste »

Un texto écrit en toutes lettres car elle savait que je n’appréciais pas les messages avec des mots tronqués et truffés d’onomatopées.

Instinctivement je mis ma main dans la poche de mon vêtement et je trouvais une boîte de préservatifs.

Le problème, c’est qu’il s’agissait de préservatifs allemands que ma copine avait certainement obtenu à la suite d’un rendez-vous « professionnel » avec un représentant teuton.

Et je n’étais pas au bout de mes surprises…

 

A suivre

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 
posté le 22-10-2016 à 10:07:27

Marina (83).

                                                       ELLE et moi... 

 

Bientôt, ça n’allait plus être la première fois avec Hortensia.

J’allais forger un souvenir qui restera ancré dans un arrière-port de ma mémoire, bien à l’abri des tempêtes de la vie.

La nuit, on supprime un sens, celui de la vue et on amplifie les autres. La peau de la main acquiert la sensibilité de celle des aveugles. Hortensia gisait sur le lit comme un rocher inerte.

Mes doigts curieux  progressaient sur sa chair en tâtonnant et mon cerveau, en recevant ces influx nerveux, tentait de construire son image, celle de la fille qui acceptait.

Mes caresses devinrent plus précises quand la configuration du terrain amoureux changea radicalement de forme et de densité hydrique.

Mes doigts se mettaient à clapoter dans cette vasque retenant avec peine les reflux de sa liqueur intime. Et la musique provoquée par le mouvement de mes phalanges dans la grotte saturée d’humidité ressemblait à celle des premiers couples reclus dans leurs cavernes préhistoriques.

Il fallait maintenant que je passasse à l’action !

Mon piston avait acquis brusquement la vigueur et la rigidité de ceux des vieilles locomotives à vapeur  du Far-West. Je réglais la fréquence de ses mouvements dans le fourreau humide, en écoutant les cris et en sentant les spasmes d’Hortensia qui sublimaient mes hormones affolées.

Je ne voulais pas qu’il éclatât comme un ballon de baudruche sous une trop forte pression.

Et le moment vint.

Inondation, raz de marée…

Il se mit à pleuvoir dans sa caverne. Une pluie blanchâtre, chaude et visqueuse qui arrivait par rafales.

Et puis ce fut tout.

La vigueur du piston n’était plus qu’un lointain souvenir et j’attendais que sa main ou sa bouche la fît renaître.

Nous étions maintenant allongés sur le lit, côte à côte, peau contre peau dans un échange de chaleur animale qui se transmettait par convection.

Le temps s’était dilaté…

A suivre

 

 

 

 

 

 

 


 


Commentaires

 

1. Luldu9.3  le 22-10-2016 à 20:58:44

Désolé j'ai pas pu me retenir :
"Hortensia gisait sur le lit comme un rocher inerte. " déjà en lisant cela, j'ai eu un premier sourire. Mettez-vous à ma place ! C'est pas tous les jours qu' on a l'accasion de lire une telle... poésie !
Ensuite : "Il fallait maintenant que je passasse à l’action ! " ici, désolé mais j'ai craqué, javoue, il m'a été impossible de retenir le fou rire... L'imparfait du subjonctif est-il indispensable ? Franchement ! Ou pour mieux dire : fallait-il que vous employassiez absolument ce mode ?
En tout cas merci pour ce moment de divertissement très réussi.
Question à mille euros : elle devient quoi Marina, dans tout ça ?

2. prof83  le 23-10-2016 à 12:47:20  (site)

"La critique est aisée, mais l' art est difficile".
Philippe Néricault, dit Destouches

3. Mr-He  le 26-10-2016 à 10:14:08  (site)

Alain compliment pour la photo du jour du blog science.
ici une fort jolie suite

 
 
 
posté le 10-10-2016 à 11:10:05

Marina (82).

 


Danser avec Hortensia, même si mon tango était plus que boiteux, c’était comme si j’étais enfermé avec elle dans une bonbonnière pleine de roudoudous, de dragibus, de carambars, de smarties, de guimauves, de réglisses, de nougats, de cachous, de calissons, de pralines, soulé par les parfums sucrés que chacun exhalait…

Elle était serrée contre moi et comme la nuit nous privait de repères, nous glissions sur le sol recouvert d’une ouate floconneuse qui nous donnait l’impression de patauger dans le bonheur.

Le temps était parti en vacances et nous laissait sans ce tic-tac lancinant des vieilles horloges mécaniques. Je clouais dans ma tête des pancartes, des souvenirs d’amour, que je saurais bien retrouver dans quelques années quand le parfum des bonbons se sera envolé. Le premier baiser, c’est un moteur en rodage que l’on a peur de trop bousculer, la peinture rouge d’une belle voiture encore sans éraflure et le parfum du cuir neuf qui n’a pas encore vécu.

Hortensia, comme une fée, m’avait lancé un sortilège, sans le savoir et déjà dans mon sang circulait le poison, les hormones capables de redresser mon menhir endormi. Insensiblement je la conduisais vers le divan, pour quitter notre nuage, pour atterrir, pour nous asseoir tout simplement. C’est alors que le baiser devint plus audacieux, quand nos lèvres s’entrouvrirent et que nos langues frissonnèrent à leur premier contact. Déjà la rosée parfumée débordait de nos bouches et nous l’échangions sans retenue jusqu’à ce que nous ne sachions plus laquelle était à l’autre.

Le temps avait fermé les yeux, discret comme un ami qui ne veut pas déranger les nouveaux amoureux.

Et alors advint l’escalade, inévitable, celle qui conduisait déjà, dans la préhistoire, aux enlacements pour perpétuer l’espèce.

Elle se retrouva nue et moi aussi.

Mes mains découvraient son corps en aveugle et j’apprenais le braille en caressant sa peau. J’imaginais donc ses seins, pas tout à fait sphériques, mais plutôt ovoïdes et légèrement divergents vers ses aisselles parfumées.

Inévitablement, sa main câline établit un pont rigide entre elle et moi, un pont qui, je le savais bien, n’était que provisoire jusqu’à l’ondée finale du plaisir partagé.

Mes doigts n’osaient pas aller explorer une contrée broussailleuse ou pelée, aride ou humide, ça je ne savais pas encore. Quel climat attendait le gros ver solitaire dans la caverne ombreuse et cachée ?

L’envie que sa bouche vînt  remplacer sa main, tendit encore plus mon arc déjà trop prêt à lancer ses flèches brûlantes et peut-être empoisonnées…

 

A suivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 
posté le 29-09-2016 à 08:18:56

Marina (81).

 

 

Carlos Gardel, mort depuis longtemps, chantait son tango argentin. Aurait-il été content de savoir que j’avais choisi cette mélodie pour tenter de séduire Hortensia ?

Dans la nuit de mon salon, je la tenais serrée contre moi et ma joue, presque contre la sienne, ressentait, par convection, la chaleur de sa peau. Mon nez explorait la palette des parfums qui émanaient d’elle : « L’air du temps » qui provenait certainement de sa nuque, une légère odeur de chypre sur son visage, empreinte de son savon et parfois, quand elle répondait à mes questions, la folle senteur de son haleine verveine, la fragrance de son dentifrice.  

Le tango que je dansais avec elle n’avait rien d’argentin, mais le cœur y était, la magie de l’atmosphère aussi.

De temps en temps je lui disais un mot gentil, à peine murmuré près de son oreille. Elle ne répondait pas, mais par un léger soupir, elle réagissait à sa manière et il me semblait, sans en être vraiment sûr, que son cœur battait un peu plus vite.

Je tentai un baiser léger, presqu’un effleurement, sur sa joue, elle se laissa faire, aussi tranquille que la surface des eaux du lac de Constance.

La nuit, comme une baguette magique, créait un univers sensuel et les mains qui tâtonnaient, les parfums qui embaumaient, arrêtaient le temps ou le dilataient plutôt comme un ballon d’amour qui gonfle au rythme du tango. J’avais programmé mon lecteur de CD pour que la chanson de Carlos Gardel passât en boucle et se répétât inlassablement pour accompagner notre danse  en oubliant le reste du monde.

L’amour entre deux êtres les transforme en ermites, dans une caverne à une époque indéterminée. Ce sont deux solitudes mises en commun et qui ne font pas souffrir.

J’avais envie d’embrasser ses lèvres et de lui dire « je t’aime ». Une folie peut-être ? La folie des mots ou de l’action ?

-     Jeg elsker dig !

J’avais appris cette phrase il y a bien longtemps, quand j’avais rencontré sur une plage de Nice une danoise blonde comme il se doit et qui m’avait traduit « je t’aime » dans sa langue. Que reste-t-il d’elle ? Seulement le souvenir de sa peau salée par l’eau de mer qui s’évaporait presqu’immédiatement sous les chauds rayons du soleil.

Hortensia se cabra un petit peu, devint gauche dans le mouvement du tango argentin.

- Ca veut dire quoi ?

Il fallait que je me jetasse maintenant à l’eau, que je fusse aussi courageux qu’un capitaine qui abandonne son navire brisé par la tempête.

Je soufflais, plus que je ne parlais dans son oreille :

- Je t’aime !

Elle tourna un peu la tête, comme étonnée d’une pareille infamie et par un hasard peut-être prémédité, il advint que mes lèvres rencontrassent les siennes.

Le choc !

La tétanisation !

L’électrocution !

Et je devins ainsi le ravi de la crèche !...

 

                                                                                                                A suivre... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. Mr-He  le 29-09-2016 à 15:50:43  (site)

Bonjour Alain
merci de m'avoir prévenu, une fort jolie histoire d'amour, donc a suivre..

 
 
 
posté le 20-09-2016 à 10:48:42

Marina (80).

 

Je ne la voyais pas.

Je tâtais à tâtons,

Les trésors d’Hortensia,

Mes mains sur ses tétons.

 

Dans l’obscurité totale du salon, Hortensia m’attendait, assise sur le divan. Je devais la rejoindre à l’aveuglette sans rien casser. Seul, mon nez exercé de chimiste devait me mener vers mon "amoureuse" en suivant la veine immatérielle de son parfum, « l’air du temps », qui me reliait à elle. Caractériellement poète, mon cerveau, soulé par ses senteurs, commença à broder un poème de circonstance :

Je ne la voyais pas.

Tâtons, tâtons, tâtons,

Les trésors d’Hortensia,

Ses seins et son chaton ! 

Même, si pour l’instant, mon poème et ses variantes, devaient rester entortillés par mes neurones, je me sentais obligé d’éviter toute vulgarité qui, parfois, sans en être vraiment conscient, surgissait brusquement comme un patineur unijambiste sur une planche savonneuse.

J’avançais donc, lentement, les bras tendus à l’oblique, somnambule aveugle à l’odorat développé.

Comme toujours, l’approche du plaisir ralentissait, de plus en plus ma progression, comme si son attente devenait elle-même un ravissement purement mental.  Dernier écueil, la table basse en verre située juste devant le divan et que je devais contourner vers la gauche pour éviter la chute. L’intensité des effluves de « l’air du temps » qui augmentait de plus en plus, me fit comprendre que je pénétrais enfin dans la sphère fleurée d’Hortensia. Mon but était atteint, je m’assis à côté d’elle. Je tendis mes mains vers ce corps que je devinais si proche et je sentis comme une chaleur animale qui irradiait mes paumes.

Elle attendait sans rien dire. Moi, en macho dégénéré, je me voulais romantique et donc je posais mes mains sur ses seins, juste pour deviner leur forme, en sculpteur de la chair.

Hélas pour elle, je n’étais pas comme les autres !

Je me détachais d’Hortensia et, avec mon pied, je poussais la table sur le côté pour faire plus de place. Je pris sa main dans la mienne et je la forçais à se lever tout en lui disant :

- Et si nous dansions un tango dans ma nuit?

Elle réagit avec douceur :

- Un tango ? Quelle idée étrange ! Mais c’est si vieux !

- On peut toujours essayer ? Je te guiderai !

J’avais bien prémédité mon coup : avant son arrivée j’avais placé un disque de Carlos Gardel* dans mon lecteur de CD, programmé la chanson « Adios Muchachos »  et disposé la télécommande à portée de main. J’appuyai sur « PLAY » pour lancer la lecture.

 

                                                    

  

 Cliquez sur la flèche pour écouter la chanson.

 

En la prenant dans mes bras, j’eus une furieuse envie de l’embrasser sur la bouche…

 

A suivre

 

Notes :

 

* Carlos Gardel est un chanteur compositeur de tango, né, à Toulouse en France le 11 décembre 1890 et naturalisé argentin. Il meurt le 24 juin 1935 dans un accident d'avion près de Medellin en Colombie.

La qualité de sa voix et sa mort prématurée vont être les éléments déterminants qui feront de lui un mythe populaire.

Carlos Gardel incarne désormais, et de façon indiscutable, le tango.

Sa voix a su charmer tous les publics, bien au-delà des barrières linguistiques. Son charme et sa prestance ont fasciné les femmes. Son attitude fraternelle a attiré les hommes du monde entier, qui ont pris du plaisir à écouter sa voix unique et éternelle gravée sur les sillons des disques de vinyle.

Carlos Gardel restera à jamais dans le cœur des Argentins le plus grand mythe de Buenos Aires.

 
 
 

 
 
 
 
 
 
 


Commentaires

 

1. Mr-He  le 21-09-2016 à 03:19:11  (site)

Bonjour Alain
compliment pour la photo du jour.
je découvre ton autre blog, hi hi et ton prénom...lol
bonne journée l'ami
René de Chine

2. anaflore  le 21-09-2016 à 09:00:30  (site)

bravo pour la photo du jour

3. Mr-He  le 22-09-2016 à 02:14:36  (site)

Bonjour Alain
moi aussi 4 blog
Mr-he3
Mr-he4
Bonne journée
Avec amitiés bises
René de Chine

 
 
 
 

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